La Chine aurait contourné les restrictions américaines sur les exportations de semi-conducteurs en 2024, acquérant pour 38 milliards de dollars (environ 53,72 milliards de won) d’équipements de fabrication avancée, selon des rapports cités par CNN, Market Watch et l’Associated Press.
Ces importations massives, réalisées sans enfreindre la législation en vigueur, soulèvent des questions quant à l’efficacité des sanctions américaines visant à freiner le développement technologique de la Chine dans le secteur des puces électroniques. Les États-Unis, le Japon et les Pays-Bas, principaux producteurs mondiaux d’équipements de fabrication de semi-conducteurs, seraient confrontés à des difficultés pour faire respecter leurs réglementations, permettant à du matériel, interdit à la vente directe à la Chine par des entreprises américaines, de transiter par d’autres pays.
Parmi les entreprises concernées par ces importations figurent des géants comme Applied Materials (AMAT), LAM Research (LRCX) et KLA aux États-Unis, ASML aux Pays-Bas, et Tokyo Electron au Japon. Le rapport met en lumière trois entreprises chinoises – Swaysure Technology Co., Shenzhen Pengxu Technology Co. et Qingdao Sien Integrated Circuits Co. – qui auraient acquis une part importante de ces équipements. Ces mêmes sociétés avaient été précédemment identifiées par le Congrès américain comme étant potentiellement liées à Huawei, entraînant des restrictions d’exportation ciblées en décembre 2023.
Cette situation met en évidence la complexité des chaînes d’approvisionnement technologiques internationales et la nécessité d’une coopération réglementaire renforcée entre les nations. Face à ces constats, le rapport suggère une approche plus globale des restrictions, s’appliquant à l’ensemble des ventes d’équipements de semi-conducteurs plutôt qu’à des entreprises spécifiques. Il souligne également les implications potentielles de la montée en puissance de la Chine dans ce secteur pour les droits de l’homme et les valeurs démocratiques mondiales, préconisant un élargissement des réglementations et une harmonisation accrue entre les alliés, y compris un soutien à la production nationale des composants essentiels à la fabrication de semi-conducteurs.