Le basket universitaire masculin est en effervescence à l’approche de la nouvelle saison, et les entraîneurs les plus influents du pays ont livré leurs opinions sur les stratèges les plus brillants du moment. Une enquête annuelle révèle les noms qui dominent les discussions, mettant en lumière une poignée de coachs reconnus pour leur maîtrise tactique.
Cette année encore, une étude menée auprès d’une centaine d’entraîneurs universitaires a permis d’identifier les figures les plus respectées en matière de stratégie de jeu (« X et O »). Les résultats, compilés de manière anonyme pour garantir des réponses franches, placent Matt Painter, coach de Purdue, en tête du classement, suivi de près par Dan Hurley de UConn et Greg McDermott de Creighton. Ensemble, ces trois hommes ont recueilli plus de la moitié des suffrages, démontrant leur influence prépondérante sur la scène du basketball universitaire.
Matt Painter a été plébiscité par 19% des entraîneurs interrogés. Son approche est décrite comme celle d’un architecte, capable de bâtir des attaques redoutables grâce à une conception de jeu minutieuse, centrée sur un pivot scoreur, une forte présence à trois points et des meneurs de jeu dynamiques. Les témoignages soulignent sa capacité à orchestrer des stratégies déroutantes, même face à des adversaires plus talentueux, et à sublimer le potentiel de ses joueurs, transformant des recrues méconnues en stars nationales. L’exemple de Zach Edey, devenu joueur de l’année, et de Braden Smith, potentiellement le meilleur passeur de l’histoire de la NCAA, illustre cette faculté exceptionnelle à développer les talents.
Dan Hurley, quant à lui, obtient 18% des voix. Sa force réside dans un recrutement ciblé, adapté à son système de jeu, et une maîtrise du tempo offensif. Il est particulièrement reconnu pour son habileté à orchestrer des systèmes offensifs efficaces sans necessarily miser sur la vitesse pure, mais plutôt sur une découpe millimétrée du jeu à demi-terrain. Ses équipes enregistrent d’ailleurs une moyenne de plus de 1,2 point par possession sur les trois dernières saisons. Sa capacité à concevoir des systèmes ingénieux, notamment hors des temps morts, et à les exécuter avec une précision chirurgicale, même en plein match, impressionne ses pairs.
Greg McDermott, troisième avec 16% des suffrages, est loué pour la constance de ses équipes, qui font preuve d’une attaque d’une précision, d’un rythme et d’une exécution de haut niveau, année après année. Sa capacité à mettre la pression sur la défense adverse est particulièrement redoutée. Les entraîneurs s’accordent à dire qu’il est l’un des meilleurs concepteurs de jeu du pays, cachant ses intentions avec brio. Sa créativité dans la mise en place de schémas offensifs variés, l’utilisation de l’espace et la transition sont considérées comme exemplaires.
L’enquête révèle également d’autres noms respectés, bien que moins cités : Kelvin Sampson (Houston) avec 7%, Ben McCollum (Iowa) avec 5%, et Randy Bennett (Saint Mary’s), Tom Izzo (Michigan State), Dusty May (Michigan) et Bill Self (Kansas) avec chacun 4%. Une courte distance sépare ces techniciens talentueux, témoignant de la richesse et de la diversité des approches tactiques dans le basketball universitaire.
Il est intéressant de noter que, dans le cadre de cette même série d’entretiens, les entraîneurs avaient déjà prédit que Purdue serait la meilleure équipe de la saison, que Braden Smith serait le meilleur joueur, et considéraient déjà Matt Painter comme le stratège par excellence. Ce consensus autour de Purdue et de son coach renforce la perception de leur domination annoncée.