Le pilote Ferrari, Charles Leclerc, exprime sa profonde déception face à l’incapacité de sa monoplace à rivaliser avec les meilleures équipes du plateau, alors que la saison 2026 s’avère loin des ambitions initiales.
À Singapour, où la Scuderia n’a pu faire mieux que sixième et huitième place respectivement pour Charles Leclerc et Lewis Hamilton, le sentiment d’impuissance domine. Alors que McLaren, Red Bull et Mercedes collectionnent les victoires depuis la pause estivale d’août, Ferrari se retrouve à devoir gérer des problèmes de freins, comme l’a confié le Monégasque après la course : « Dès le huitième tour, il s’agissait de gérer ces freins. Cela a rendu notre course très, très délicate ».
Les images du pilote Ferrari levant les bras, visiblement frustré alors qu’il était dépassé, ont rapidement fait le tour des réseaux sociaux. Une illustration de l’écart creusé avec les concurrents directs. Leclerc ne mâche pas ses mots pour décrire la situation : « Malheureusement, nous n’avons pas la voiture de course pour nous battre avec ceux de devant. McLaren a toujours eu le même écart avec nous par rapport au début de l’année. Red Bull a franchi un cap à Monza et est au même niveau que McLaren. Mercedes est maintenant au même niveau que McLaren et Red Bull. Et puis il y a nous. Et, ce n’est évidemment pas facile, car on veut se battre pour de meilleures positions. Mais pour le moment, on a juste l’impression d’être en quelque sorte des passagers de la voiture, et nous ne pouvons pas en extraire beaucoup plus. » Une analyse qui sonne comme un aveu d’impuissance pour le reste de la saison.
Ce constat est d’autant plus amer que l’an passé, Ferrari avait bataillé âprement avec McLaren pour la troisième place au championnat des constructeurs, une lutte qui s’était terminée lors de la dernière course. La victoire de Lando Norris avait alors suffi à sceller l’avantage de l’écurie britannique. Cette saison, le rythme de McLaren est bien plus conséquent, l’équipe ayant assuré sa troisième place au championnat dès dimanche, à six courses de la fin. Si cela témoigne de la performance de McLaren, c’est aussi un rappel brutal de la baisse de régime de Ferrari après un combat acharné en 2024.
Interrogé sur sa saison globale, Charles Leclerc tente de garder la tête haute : « Je ne la décrirais pas comme la plus difficile. Je pense que chaque fois que vous ne vous battez pas pour des victoires, c’est difficile. Mais évidemment, après une année comme l’an dernier, où l’on se battait pour le championnat du monde des constructeurs, puis venir ici avec des attentes élevées, il faut revoir ses attentes à la baisse dès le début. Et on ne voit même pas de progression tout au long de l’année… ce n’est pas facile. »
Face à ce sentiment de déflation, le pilote Ferrari affirme que cela le motive : « Oui, je veux dire, ça demande beaucoup d’énergie, mais ça ne me démotivere pas… ça me motive, bien au contraire, beaucoup plus pour essayer de renverser la situation. Mais c’est, je veux dire, c’est très difficile, surtout après une course comme aujourd’hui, où l’on ne se bat même pas pour un podium, où l’on doit gérer beaucoup de problèmes. Ce n’est tout simplement pas un sentiment agréable. »