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Wasim Akram magic wins it for Imran Khan’s cornered tigers

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Pakistan sacré champion du monde pour la première fois, grâce à un Imran Khan héroïque

Le Pakistan a écrit une page d’histoire en remportant sa première Coupe du monde de cricket, s’imposant face à l’Angleterre par 22 runs. Une victoire portée par l’emblématique capitaine Imran Khan, qui a livré une performance décisive lors d’une rencontre haletante où le génie individuel a fait la différence.

Le capitaine pakistanais, véritable talisman de son équipe, a mené les siens vers la victoire avec une manche de 72 runs. Mais au-delà des chiffres inscrits sur la feuille de match, c’est une atmosphère de tension palpable et des éclairs de génie qui ont sculpté cette finale. Le Pakistan, souvent acteur des débuts de match difficiles, a su trouver les ressources pour renverser la vapeur, tel un tigre sortant de sa tanière pour rugir et submerger son adversaire.

Le tournant du match s’est joué lors de la pause boisson, après 34 overs de la manche anglaise. Face à un objectif de 250 runs, l’Angleterre, d’abord malmenée à 69/4, avait trouvé un souffle nouveau grâce à la pugnacité de Neil Fairbrother et Allan Lamb. Leur association avait doublé le score à 138, ramenant l’exigence à un plus gérable sept runs par over. C’est alors qu’Imran Khan a fait appel à son artilleur vedette, Wasim Akram.

Ce fut le moment où les légendes se forgent. Après un premier passage avec la nouvelle balle, où le mouvement du cuir avait déjoué son talent, le retour d’Akram avec une balle plus âgée et domptée a fait des ravages. La maîtrise du « reverse swing » a pris l’Angleterre au dépourvu. Allan Lamb, malgré toute son expérience, n’a pu résister à une livraison divine : une balle qui rentrait et sortait à la fois, ouvrant le jeu du batteur avant de frôler le bois pour effleurer le guichet.

La seconde victime fut Chris Lewis, emporté par un revers spectaculaire. Une balle qui débuta si loin du guichet qu’elle aurait pu être déclarée wide, avant de revenir avec une force gravitationnelle insoupçonnée pour pulvériser les piquets. L’espoir anglais s’envolait.

Neil Fairbrother a bien tenté de résister, finissant meilleur marqueur avec un courageux 62, mais le Pakistan disposait de trop de lanceurs « charmeurs de serpents » dans son arsenal. Une erreur tactique anglaise fut de ne pas attaquer plus tôt le spin de Aamer Sohail, qui a tout de même concédé 49 runs en 10 overs, permettant au Pakistan de masquer l’absence d’un quatrième lanceur principal.

Mais quel trio ils ont formé ! Avant l’intervention d’Akram, le googly surprenant de Mushtaq Ahmed face à Graeme Hick aurait pu être le moment fort de la soirée. Ses 3 wickets pour 41 runs n’en furent pas moins cruciaux. En piégeant Graham Gooch, véritable danger, sur un « slog-sweep » pour 29 runs, il a sans doute grandement contribué à la victoire pakistanaise.

Le jeune Aaqib Javed, auteur d’une prise exceptionnelle en deep midwicket, a également brillé, terminant avec 2 wickets pour 27 runs et éclipsant presque la présence de Waqar Younis, blessé. En ajoutant la prestation d’Inzamam-ul-Haq en fin de manche pakistanaise, cette victoire, au-delà de la stature d’Imran Khan, témoigne de la foi du Pakistan dans sa jeunesse.

L’Angleterre, pourtant favorite après une campagne disciplinée, a cruellement manqué de ce jeunesse pour épauler ses vétérans. Derek Pringle a livré une performance remarquable malgré la défaite, et Gooch comme Lamb ont eu leurs moments. Mais le dernier acte d’Ian Botham fut décevant : après avoir récolté 15 wickets pour atteindre la finale, il n’en a pris qu’un ce jour-là et a été éliminé pour un canard, sur un « lifter » d’Akram.

La manche pakistanaise n’avait pas non plus démarré sur les chapeaux de roue. Sur un terrain propice aux lanceurs rapides, le plan était clair : bétonner, quitte à sacrifier l’élan, et compter sur la puissance du « middle-order ». Une tactique risquée, surtout face à un Derek Pringle en forme. Manipulant le cuir comme un jongleur, il a offert un récital de « medium pace » intelligent, concédant seulement 13 runs en 8 overs, ses seuls faux pas étant cinq « no-balls » et trois « wides ».

Pringle a éliminé les deux premiers batteurs, Aamer Sohail (4 runs) et Rameez Raja (8 runs), piégé sur un LBW. À 24/2 au neuvième over, avec Imran et Miandad déjà réunis, le destin du match était en suspens.

Miandad semblait plus sensible à la pression. Si Imran campait solidement sur ses positions, son partenaire a débuté de manière inhabituellement fébrile. Il aurait pu être pris dès le premier run, avant de voir une frappe frôler le « midwicket ». Puis, en l’espace de deux balles, il a bénéficié de deux sursis qui hanteront Pringle. Deux appels LBW repoussés par l’arbitre, laissant le lanceur anglais dépité.

Malgré ces sauvetages, le Pakistan stagnait à 34/2 à la pause de la 17ème over. Mais comme Imran aurait pu murmurer : « Ghabrana nahin hai » (ne panique pas). L’entrée en jeu d’Ian Botham a libéré la pression, Miandad trouvant la faille pour un quatre.

C’est Imran qui a bénéficié du deuxième moment clé, alors qu’il était à 9 runs. Une courte balle de Phil DeFreitas, mal négociée par le capitaine pakistanais, fut manquée de justesse par un Gooch de 38 ans, malgré un plongeon héroïque.

Qui sait si ce fut le tournant décisif ? Lentement mais sûrement, le vaste champ de l’MCG est devenu un terrain de jeu pour les batteurs. L’Angleterre, fatiguée, a vu son équipe se disloquer. À mi-manche (70/2), le match était encore à leur portée. À 96/2 après 30 overs, l’inquiétude montait. Et à 125/2 après 35 overs, suite à une sur de Dermot Reeve coûteuse, le désespoir s’installait.

Miandad, lors de sa cinquième Coupe du monde, est devenu le premier Pakistanais à franchir la barre des 1000 runs. Finalement éliminé pour 58 runs, il a cédé la place à Inzamam-ul-Haq. Le Pakistan, à 163/3 avec dix overs restants, avait toutes les cartes en main.

Imran Khan le savait. À 72 runs, il a tenté un coup audacieux face à Botham, mais a trouvé Illingworth en boundary long-on. Il quitta le terrain sous une ovation, l’esprit tranquille d’avoir répondu présent pour ce qui sera très probablement sa dernière finale. Il céda alors les rênes à un autre jeune prodige, Akram. Ensemble, Inzamam et Akram ont épuisé les forces anglaises, ajoutant 75 runs en 53 balles. Inzamam, après un début fulgurant, a laissé la vedette à Akram qui a frappé quatre fois en quatre balles dans le dernier over, détruisant les statistiques de Lewis. Malgré le retour de Pringle pour sortir Inzamam, un total de 250 runs – quatre de plus que ce que l’Angleterre n’avait pas réussi à battre cinq ans plus tôt à Calcutta – était un défi de taille.

Et lorsque le Pakistan a parsemé le match de sa magie, ce défi est devenu insurmontable.

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