Publié le 2025-10-08 07:03:00. Le chanteur et animateur Majka a déclenché une vive polémique avec sa chanson « Csurran, cseppen », considérée comme une critique frontale du gouvernement. Le titre, qui a suscité une réaction massive du public, divise selon le propre aveu de l’artiste.
- Majka s’attendait à une forte réaction, qualifiant sa chanson de « grand imbécile » dès sa composition.
- La chanson a trouvé un écho important auprès du public, générant une fréquentation record lors des concerts.
- L’artiste a déjà été au cœur de controverses similaires par le passé.
Dans une récente interview accordée au podcast « L’histoire dans les coulisses du magazine Story », le responsable créatif de RTL, Marcel Verebély, a recueilli les propos de Majka sur sa dernière création. « Je savais quand la chanson a été composée que ce serait un grand imbécile », a déclaré l’artiste. Il a également souligné le décalage géographique de la réception de ses critiques : « Ce qui est étrange, c’est qu’à 300 kilomètres à l’ouest de Vienne, il ne fait aucun doute qu’un gars comme moi écrit constamment des chansons ou dit des choses contre le gouvernement régional », ajoutant qu’il se sentait obligé de commenter l’actualité.
Majka a précisé, dans une autre intervention télévisée sur le plateau de « Ils parlent dans la ville », que cette nouvelle chanson avait été plus largement reprise que ses œuvres précédentes, les qualifiant d’« élitistes » et de « plan beaucoup plus ciblé pour une ou deux personnes ». Interrogé sur l’impact de ce titre sur son public, il a constaté une augmentation significative de la fréquentation de ses concerts.
La chanson « Csurran, cseppen », probablement la position critique la plus virulente de la carrière de ce musicien et animateur, a divisé le public hongrois. Visionnée par près de 3 millions de personnes en seulement deux jours, elle a été relayée par les médias gouvernementaux, certains la qualifiant de « tintement » tandis que d’autres dénonçaient des personnalités « infiniment lâches et anonymes ».
Pendant de nombreuses années, Majka s’est distingué par ses critiques acerbes à l’encontre du gouvernement et de la publicité nationale. Cependant, son interprétation du personnage du dictateur du « Bindzsistan » dans la chanson a particulièrement marqué les esprits. L’artiste avait déjà abordé ce thème par le passé.
Déjà en été, Majka avait affiché sa position en refusant publiquement la presse gouvernementale. Après un concert au Festival du Campus, où il avait interprété une chanson sur le Premier ministre du Bindjistan, il avait symboliquement simulé une exécution au microphone. Il est à noter que seuls les médias gouvernementaux ont fait le parallèle entre le Premier ministre du Bindjistan et Viktor Orbán suite à cet événement. L’organisation du festival s’était alors distancée de l’incident, tandis que des personnalités comme Balazs Orbán et Zsolt Bayer avaient réagi. Majka avait alors qualifié la réaction de la gauche de « tempête dans la fête ».