Le monde du curling est en pleine mutation, porté par de nouveaux acteurs aux idées novatrices. L’acquisition par The Curling Group de la prestigieuse série du Grand Chelem marque une étape significative dans cette transformation, visant à dynamiser le sport pour l’ensemble de ses pratiquants, et pas seulement pour une élite restreinte.
« Nous devons donc être prêts. Nous devons être capables de le façonner et de le travailler pour que ce soit un bénéfice positif pour l’ensemble du sport, pas seulement pour les quelques joueurs qui vont jouer dans la Rock League », souligne-t-on au sein de la communauté du curling. The Curling Group, une entreprise qui se veut « dédiée à révolutionner le sport du curling », a fait un pas de géant en acquérant l’année dernière la série emblématique du Grand Chelem.
Ces nouveaux venus sont perçus comme des « perturbateurs – d’une manière positive », selon les termes de Grahamslaw. « Ils cherchent à faire les choses d’une manière différente et nous nous en félicitons. » Leur approche se caractérise par l’apport de nouvelles idées et de nouvelles méthodes, puisées dans diverses industries et disciplines sportives, avec des parallèles marqués notamment avec le football américain. Cette dynamique est soutenue par une base d’investisseurs dont nombre proviennent du monde du sport professionnel.
La prochaine édition de la Rock League s’inscrit comme un symbole de ce souffle nouveau qui traverse le curling. Ce projet expérimente de nouvelles règles, dans le but d’enrichir l’expérience des joueurs et l’attrait pour les spectateurs. « Je pense qu’il est intéressant de prendre en compte certaines de ces idées et de nous donner l’occasion de voir comment nous pouvons les mettre en œuvre dans un sport très traditionnel », commente Grahamslaw. L’injection de capitaux frais est également vue comme une opportunité majeure : « L’idée selon laquelle nous pouvons apporter de l’argent frais au sport, de l’argent qui peut aider les athlètes à maintenir un style de vie sportif à plein temps, est positive. »
La coordination des calendriers est au cœur des discussions entre World Curling et The Curling Group, qui « discutent régulièrement » pour planifier les quatre prochaines années. L’envergure internationale du curling est indéniable : depuis 2010, le nombre de pays pratiquant ce sport a « presque doublé ». De plus, il capte un public mondial considérable lors de chaque édition des Jeux olympiques d’hiver. Le défi majeur réside désormais dans le maintien de cet attrait international hors de la période olympique.
« Je pense que nous sommes clairs sur le fait qu’il y a des choses que nous devons peut-être faire pour améliorer le rythme du jeu, pour maintenir l’engagement des spectateurs, à la fois sur place et lorsqu’ils regardent à la télévision à la maison », ajoute Grahamslaw, conscient des enjeux pour l’avenir du sport.