Publié le 13 octobre. Une percée dans le domaine des textiles intelligents pourrait révolutionner notre interaction avec la technologie. Des chercheurs ont développé un tissu innovant capable de capter les ondes vocales et de les convertir en signaux exploitables par l’intelligence artificielle, promettant des interfaces utilisateur plus naturelles et intuitives.
- Un nouveau textile acoustique triboélectrique, surnommé A-Textile, permet à l’intelligence artificielle (IA) de reconnaître les commandes vocales.
- Ce tissu, développé par l’Université de Soochow, est souple, lavable et exploite les charges électrostatiques générées par la parole.
- Il a démontré une précision de reconnaissance vocale atteignant 97,5 % et ouvre la voie à la commande à distance d’appareils intelligents.
Cette avancée, détaillée cette semaine dans la revue *Science Advances*, transforme le potentiel des vêtements en assistants IA accessibles en permanence. Contrairement aux dispositifs acoustiques traditionnels, souvent rigides et volumineux, l’A-Textile se distingue par sa douceur et sa flexibilité. Son fonctionnement repose sur l’amplification des charges électrostatiques naturellement produites par la parole humaine. Pour optimiser cet effet, les chercheurs ont mis au point une structure multicouche sophistiquée, intégrant un revêtement composite de nanofleurs de sulfure d’étain en 3D au sein de caoutchouc de silicone, ainsi qu’un textile carbonisé de type graphite.
L’étude met en évidence les applications concrètes de ce textile révolutionnaire. Son intégration a permis de contrôler sans fil des appareils électroménagers connectés, tels qu’un climatiseur et une lampe, par de simples commandes vocales. De plus, l’A-Textile a facilité l’accès à des services cloud, en permettant, par exemple, de piloter des applications de smartphone comme Google Maps pour la navigation, ou d’interagir avec des intelligences artificielles conversationnelles telles que ChatGPT pour obtenir des recettes de cocktails ou des itinéraires de voyage. Ces résultats suggèrent un avenir où nos vêtements pourraient bien devenir nos interfaces numériques privilégiées.