Publié le 2025-10-16 07:26:00. Donald Trump a déclaré qu’il envisagerait de permettre à Israël de reprendre ses opérations militaires dans la bande de Gaza si le Hamas ne respectait pas les termes d’un accord de cessez-le-feu.
- L’ancien président américain a fait ces commentaires lors d’une interview avec CNN.
- Il a mis en garde contre des « disputes » avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu concernant la gestion du conflit.
- La situation fait suite à l’échange d’otages israéliens et de prisonniers palestiniens, et à la remise partielle de corps d’otages décédés.
Dans une déclaration qui pourrait raviver les tensions dans la région, Donald Trump, ancien président des États-Unis, a indiqué qu’il donnerait son feu vert à Israël pour reprendre ses opérations militaires dans la bande de Gaza si le Hamas venait à ne pas respecter les clauses d’un accord de cessez-le-feu. Ces propos, rapportés par l’agence Anadolu et Al-Arabiya, ont été tenus lors d’un entretien téléphonique avec la chaîne américaine CNN le mercredi 15 octobre (heure locale).
Interrogé spécifiquement sur la question d’un éventuel refus du Hamas de désarmer, Donald Trump a répondu par l’affirmative, ajoutant : « J’y réfléchirai ». Il a ensuite précisé, selon des propos rapportés : « Israël retournera dans ces rues dès que je le dirai. Si Israël peut entrer et les battre, il le fera. »
L’ancien président a également fait allusion à des discussions tendues avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qu’il surnomme « Bibi ». « J’ai eu des disputes avec Bibi », a-t-il confié, suggérant des divergences sur la manière de gérer la crise. Selon CNN, Donald Trump aurait également affirmé que la situation impliquant le Hamas « serait bientôt résolue ».
Donald Trump a par ailleurs souligné l’importance primordiale de la libération des 20 otages israéliens encore en vie, tout en insistant sur la nécessité pour le Hamas de respecter ses engagements, notamment la restitution des corps des otages décédés et leur désarmement. « Nous les désarmerons », avait-il déclaré précédemment à ce sujet.
Cet accord de cessez-le-feu, en vigueur depuis le vendredi 10 octobre, stipule que le Hamas doit remettre un total de 48 otages présumés encore détenus dans la bande de Gaza, dont 20 otages vivants et 28 corps.
Le Hamas a procédé à la remise des 20 otages vivants à Israël, via le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), le lundi 13 octobre (heure locale). En contrepartie, Israël a libéré 1 968 prisonniers palestiniens.
Cependant, la situation concernant les 28 corps des otages décédés demeure incomplète. Le Hamas n’a jusqu’à présent remis que neuf corps à Israël, là encore par l’intermédiaire du CICR. L’une des dépouilles remises par le Hamas a d’ailleurs été identifiée par Tel-Aviv comme n’étant pas celle d’un otage.
Cette situation fait écho aux menaces du ministre israélien de la Défense, Israël Katz, qui avait averti de la reprise des combats si le Hamas ne respectait pas l’accord. « Si le Hamas refuse de se conformer à l’accord, Israël, en coordination avec les États-Unis, continuera à se battre et à agir pour parvenir à la défaite totale du Hamas, changer la réalité à Gaza et atteindre tous les objectifs de guerre », avait-il déclaré dans un communiqué rapporté par l’AFP.