La FIFA introduit un nouveau système d’assistance aux arbitres dans les compétitions à ressources limitées, distinct de la VAR traditionnelle.
Baptisé « FVS » (Fifa Video Support), ce dispositif vise à aider les officiels dans les championnats où le déploiement de multiples caméras est limité. Il se différencie clairement de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR), se positionnant comme un outil de soutien plutôt qu’une révision systématique de chaque action.
Ce système met à disposition des managers des équipes deux cartes, l’une bleue et l’autre violette. Seul le manager lui-même, ou un autre membre de l’encadrement supérieur en son absence, peut les utiliser. Les joueurs ont également la possibilité de solliciter leur manager pour initier une demande de révision.
Ces demandes ne peuvent être formulées qu’immédiatement après la scène litigieuse. Pour signaler une demande, le manager doit effectuer un geste de doigt en l’air et remettre sa carte au quatrième arbitre.
Le FVS est conçu pour les compétitions bénéficiant d’un maximum de quatre caméras, une configuration bien moins étendue que les installations sophistiquées des ligues majeures.
À l’instar de ce qui se pratique dans le tennis ou le cricket, si une contestation est jugée recevable, le manager conserve ses deux demandes pour la suite du match. En revanche, si la demande est rejetée, le droit de contestation est perdu.
La FIFA précise que le système est activé uniquement en cas d’erreur manifeste et évidente, ou d’incident grave manqué, concernant des situations comme un but marqué ou non, une faute sifflée ou non pour un penalty, ou un carton rouge direct (à l’exclusion des deuxièmes cartons jaunes).
« Le FVS est un outil destiné à soutenir les arbitres dans les compétitions disposant de moins de ressources et de caméras. Il ne doit pas être considéré comme la VAR, ni comme une version modifiée de celle-ci, car il n’implique pas d’officiels vidéo supervisant chaque incident », a expliqué Pierluigi Collina, président du comité des arbitres de la FIFA, ajoutant que les premiers résultats étaient « encourageants ».