Home International Les histoires des proches des otages libérés par le Hamas – DW – 16/10/2025

Les histoires des proches des otages libérés par le Hamas – DW – 16/10/2025

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Publié le 2025-10-17 05:53:00. Vingt otages survivants, retenus depuis plus de deux ans à Gaza, ont été libérés, suscitant joie et soulagement en Israël. Cependant, l’organisation islamiste Hamas tarde encore à restituer les corps de 28 autres otages décédés, laissant une ombre sur ces retrouvailles.

  • Libération de 20 otages survivants après plus de deux ans de captivité.
  • Absence de restitution des corps de 28 otages décédés par le Hamas.
  • Témoignages poignants sur les conditions de détention extrêmes à Gaza.

Les récits des anciens otages libérés font état de conditions de détention éprouvantes, marquées par des privations et des violences. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu et leur libération, les médias israéliens diffusent sans relâche des témoignages de proches décrivant la captivité des 20 jeunes hommes, enlevés le 7 octobre 2023 lors de l’attaque du Hamas contre le sud d’Israël, attaque qui a déclenché une guerre dévastatrice à Gaza.

Certains survivants ont décrit des détentions prolongées dans des tunnels souterrains, les privant de lumière naturelle et d’air frais. D’autres ont rapporté avoir subi des coups, de la torture et un manque de nourriture. Des récits font état de jeux de cartes improvisés avec leurs ravisseurs, une manière de faire face à des conditions périlleuses, bien que ces témoignages ne puissent être vérifiés de manière indépendante.

Des retrouvailles familiales sous haute tension

Parmi les otages libérés, les frères jumeaux Gali et Ziv Berman, originaires du kibboutz Kfar Aza, près de la frontière de Gaza, ont été détenus séparément avant de pouvoir se retrouver le jour de leur libération, le 13 octobre 2025. Selon diverses sources, certains otages ont été maintenus dans un isolement total, tandis que d’autres étaient informés des manifestations organisées en Israël pour exiger leur libération.

Anat Angrest, mère du soldat Matan Angrest, a mené une lutte acharnée pour la libération de son fils. Elle a rapporté que celui-ci avait enduré des conditions particulièrement difficiles, probablement en raison de son statut de soldat au sein des Forces de défense israéliennes (FDI). Matan Angrest, âgé de 22 ans, enlevé le 7 octobre dans une unité de chars stationnée à la frontière de Gaza, présente de graves blessures.

« Matan a de graves brûlures sur toute la main droite. Il présente des déformations aux doigts et d’autres blessures, y compris à la vue. Il a déclaré avoir subi des tortures très graves, au moins pendant les premiers mois. »

Anat Angrest, mère d’un otage libéré, interrogée par la chaîne israélienne Canal 12

Sa mère a précisé que son fils se souvenait d’avoir été maltraité lors de son enlèvement, au point d’avoir perdu connaissance. Il a également décrit avoir été couvert de sacs noirs, traîné, malmené et interrogé. Durant sa captivité, il a principalement été détenu dans les tunnels, subissant les conséquences des attaques israéliennes à proximité qui ont provoqué des éboulements.

Des transferts répétés et des conditions précaires

Omri Miran, 48 ans, père de deux jeunes filles, enlevé au kibboutz Nir Oz, jouait aux cartes avec ses ravisseurs, un moyen de garder le moral, selon son père Dani Miran. Le frère d’Omri a quant à lui révélé que son frère avait été transféré dans plus de 20 endroits différents à Gaza, dans des conditions extrêmement dangereuses et sous le feu des bombardements de l’armée de l’air israélienne.

La guerre à Gaza, selon les autorités sanitaires locales, a causé la mort de plus de 67 000 Palestiniens, majoritairement des civils, un bilan considéré comme fiable par les organisations internationales. Des milliers d’autres seraient encore sous les décombres.

Deux ans dans les tunnels de Gaza

L’histoire d’Avinatan Or, retenu pendant deux ans dans les tunnels de Gaza, est également déchirante. Après une tentative d’évasion, il aurait été battu et placé dans une cage, une situation qui a aggravé ses conditions de détention. Son père, Yaron Or, a exprimé son soulagement quant à la préservation de sa raison.

« Il a été enfermé dans une sorte de cage de la taille d’un matelas et mesurant 1,80 mètre. Avinatan mesure près de deux mètres. Il a été menotté aux barreaux pendant plus d’un an. »

Yaron Or, père d’Avinatan Or, à la radio nationale israélienne (KAN)

Avinatan Or et sa petite amie, Noa Argamani, ont été enlevés par le Hamas lors de l’attaque du festival de musique Nova. Argamani a été libérée en juin 2024 lors d’une opération spéciale israélienne, qui avait entraîné des frappes aériennes massives et la mort de dizaines de Palestiniens.

Des conditions de vie fluctuantes

Certains otages ont indiqué que leurs conditions de détention avaient évolué ces dernières semaines, semblant liées aux négociations en cours pour un cessez-le-feu. Les otages précédemment libérés avaient déjà signalé que leur situation s’était améliorée ou dégradée en fonction de l’évolution du contexte politique. Tous sont actuellement hospitalisés à Tel Aviv et dans ses environs, où un long parcours de rétablissement les attend.

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