Robotique, jeux vidéo et réalité mixte : le monde technologique en effervescence. Amazon mise sur l’automatisation pour réduire ses coûts, un père allemand se retrouve confronté à une facture astronomique due aux achats de son fils sur Google Play, et Samsung lance son casque de réalité mixte, concurrent direct de l’Apple Vision Pro. Tour d’horizon des actualités qui font l’événement.
Aux États-Unis, Amazon.com pourrait réduire drastiquement ses effectifs grâce à une automatisation poussée de ses opérations. Des documents internes, rapportés par le New York Times, suggèrent qu’Amazon pourrait supprimer plus d’un demi-million d’employés d’ici 2033, tout en visant à doubler son volume de ventes. L’équipe de robotique du géant du commerce en ligne travaillerait à automatiser 75 % de ses activités. L’objectif affiché serait de réaliser une économie d’environ 30 centimes par produit expédié depuis les entrepôts. Si ces informations sont confirmées, près de 160 000 postes pourraient être économisés d’ici deux ans.
Pendant ce temps, en Allemagne, un père de famille est confronté à une facture salée de près de 34 000 euros. Son fils, âgé de 7 à 8 ans et demi, a effectué plus de 1 000 achats de jeux et de contenu sur le Google Play Store, en utilisant le compte de son père. Malgré l’interdiction formelle de tels achats par le parent, le tribunal régional de Karlsruhe a statué que le père devait assumer ces dépenses. La justice estime qu’il n’y a pas de mandat formel, mais que Google était en droit de se fier à l’apparence d’un tel mandat, de bonne foi.
Dans un tout autre registre, Samsung dévoile officiellement son premier casque de réalité mixte basé sur Android XR. Baptisé Samsung Galaxy XR, cet appareil marque l’entrée du géant sud-coréen dans un nouvel écosystème matériel axé sur l’IA Gemini de Google. Positionné à un prix plus abordable que le modèle d’Apple, le Galaxy XR est proposé à 1799 $ (environ 1650 €), soit près de la moitié du prix de l’Apple Vision Pro. Plus léger et conçu avec des matériaux moins coûteux que son concurrent, le casque de Samsung se veut plus maniable, tout en offrant une technologie de capteurs comparable.
Ces avancées s’inscrivent dans un contexte où d’autres acteurs du secteur automobile revoient leurs stratégies. General Motors (GM) ralentit la production de ses camionnettes électriques en raison de pertes continues et d’une demande jugée étonnamment faible. Cette décision impacte notamment la ville canadienne d’Ingersoll, où les fourgonnettes électriques Brightdrop étaient assemblées. L’engouement initial pour ces véhicules, portés par des entreprises comme FedEx, DHL ou Walmart, semble s’être essoufflé, notamment suite à la suppression de subventions aux véhicules électriques aux États-Unis.
Les constructeurs automobiles allemands, quant à eux, pourraient être confrontés à une nouvelle crise des semi-conducteurs. L’Association de l’industrie automobile (VDA) alerte sur de possibles arrêts de production chez des fabricants comme Nexperia, suite à des problèmes de livraison. Ces difficultés sont liées au contrôle de l’entreprise par le gouvernement néerlandais, après sa reprise par une société mère chinoise, ayant entraîné une suspension des exportations de puces destinées à l’industrie automobile.
Enfin, l’Europe se prépare à un changement majeur concernant la recharge des appareils électroniques. Dès 2025, les smartphones vendus dans l’Union européenne devront obligatoirement être rechargeables via USB-C. Cette norme s’étendra aux ordinateurs portables en 2026, ce qui pourrait entraîner la vente de certains modèles sans chargeur ni même prise. L’évolution vers des chargeurs USB-C plus puissants, tels que ceux de 240 watts, est déjà amorcée, tandis que de nouvelles technologies de charge plus performantes émergent, notamment en provenance de Chine.