Malgré une carrière jalonnée de succès retentissants, Aaron Rodgers a vu s’envoler dimanche soir une distinction rare : celle de quarterback capable de battre les 32 franchises de la NFL. Une défaite 35-25 face aux Pittsburgh Steelers, son ancienne équipe, l’a empêché d’ajouter ce nom à un palmarès déjà exceptionnel.
Avec quatre titres de MVP, Rodgers se classe juste derrière Peyton Manning, et figure parmi les cinq meilleurs de tous les temps en termes de yards et de touchdowns à la passe. Il a également remporté un Super Bowl et un MVP de Super Bowl. Pourtant, cette 18ème saison promet d’être sa dernière à 41 ans, et la possibilité de rencontrer les Steelers dans une conférence différente s’amenuise. La défaite de dimanche rend donc très improbable l’atteinte de cet objectif.
Ce match marquait les retrouvailles de Rodgers avec les Packers, l’équipe qui l’a formé. Il avait pourtant réussi à vaincre les New York Jets, une autre de ses anciennes équipes, dès la première semaine de la saison. Si la performance individuelle de Rodgers dimanche n’a pas été décevante (219 yards, deux touchdowns, aucune interception), l’attaque de Pittsburgh n’a trouvé le chemin de la end zone qu’une seule fois en seconde période. La défense des Steelers, quant à elle, a concédé beaucoup de terrain à Jordan Love (360 yards, trois touchdowns), malgré un bon début de match.
À ce jour, seulement quatre quarterbacks ont réussi l’exploit de vaincre les 32 équipes de la ligue : Brett Favre, Tom Brady, Drew Brees et Peyton Manning. À une époque où la ligue ne comptait que 28 équipes, Fran Tarkenton et Joe Montana avaient quant à eux battu 28 franchises. Pour Aaron Rodgers, l’exploit reste donc à portée, mais il se classe désormais dans un groupe, certes moins prestigieux mais tout aussi impressionnant, de quarterbacks ayant battu 31 équipes.