Miles Teller, un retour remarqué et polyvalent aux commandes du « Saturday Night Live »
Après une première expérience mémorable en 2022, l’acteur Miles Teller a une nouvelle fois prouvé sa capacité à embrasser pleinement le défi de présenter le « Saturday Night Live ». Moins d’un an après sa dernière apparition en tant qu’invitée, où elle avait assumé les rôles d’animatrice et d’artiste musicale, Sabrina Carpenter avait marqué les esprits. Miles Teller, sans endosser la double casquette, a offert une performance solide, participant à la quasi-totalité des sketchs, y compris l’ouverture et deux vidéos pré-enregistrées.
L’acteur, récemment vu dans « Top Gun : Maverick » et bientôt à l’affiche d' »Eternity », a brillé par sa polyvalence et son sens de l’humour, notamment grâce à sa maîtrise des accents et sa capacité à susciter de francs rires. Sa performance dans le sketch des « Property Brothers », où il incarnait simultanément les deux jumeaux, a particulièrement marqué les esprits, tout comme son interprétation de l’ancien gouverneur Andrew Cuomo lors de l’ouverture politique de l’émission.
### L’ouverture politique : un regard satirique sur la course à la mairie de New York
L’émission a débuté par un sketch politique particulièrement réussi, abordant la compétition pour la mairie de New York. Animé par Errol Louis (interprété par Kenan Thompson), le sketch a dépeint Andrew Cuomo (Miles Teller) comme un candidat qui fait la cour aux électeurs juifs tout en se livrant à des avances déplacées. Ramy Youssef a campé Zohran Mamdani, un candidat au sourire forcé et adepte de TikTok, persuadé de ne pas pouvoir tenir ses promesses. Enfin, Curtis Sliwa (Shane Gillis), candidat outsider, a été présenté comme un « vieux de la vieille New-Yorkais farfelu », enchaînant les anecdotes traumatisantes.
La performance de Shane Gillis dans le rôle de Sliwa a été une surprise, l’acteur livrant des récits ahurissants d’agressions physiques. On regrette presque de ne pas avoir vu cette énergie lors de sa propre présentation de l’émission. Fidèle à la tradition des ouvertures politiques, Donald Trump (James Austin Johnson) a fait une apparition pour commenter la course électorale en se moquant des candidats. Il a conclu son intervention en chantant un extrait de « Phantom of the Opera ».
### Le monologue de Teller : entre souvenirs et vulnérabilité
Le monologue d’ouverture de Miles Teller fut court et sincère. Il a partagé comment, durant son enfance nomade, le « Saturday Night Live » fut une constante rassurante. Il a notamment montré une photo de lui et de ses sœurs déguisés en personnages de « Night at the Roxbury », évoquant des souvenirs marquants, comme sa première bière consommée dans le public de l’émission. L’acteur a également évoqué avec émotion la perte de sa maison dans les incendies de Los Angeles en janvier, rappelant ainsi au public les issues de secours.
### Les sketchs marquants : une Maison Blanche en chantier et une chaîne d’information trop transparente
Le sketch le plus mémorable de la soirée fut sans doute celui des « Property Brothers ». Dans cette parodie, Miles Teller incarnait à la fois Jonathan et Drew Scott, confrontés à des clients particulièrement exigeants : Donald et Melania Trump (joués par Chloe Fineman). Ces derniers souhaitaient rénover la Maison Blanche pour y aménager une nouvelle salle de bal. Melania a présenté ses décorations morbides, incluant un arbre squelettique, tandis que le couple se plaignait du manque d’espace dans les 15 000 m² et les 132 pièces existantes. Avec un budget illimité, les frères se sont lancés dans les travaux, aidés par des gardes forestiers et des astronautes, en pleine fermeture gouvernementale. Le sketch a pris une tournure comique lorsque Donald Trump, découvrant l’origine canadienne des frères, a menacé de faire appel aux services d’immigration.
Un autre sketch a suscité l’intérêt : celui d’une émission d’information, « Newspoint », qui, dans un excès de transparence, a ouvert ses portes aux spectateurs. Les employés en arrière-plan, tels que Mikey Day (qui renverse maladroitement une pile de boissons) et Bowen Yang (électrocuté par une photocopieuse), ont involontairement détourné l’attention des présentateurs (Chloe Fineman et Kenan Thompson). Miles Teller, affichant du contenu érotique manga sur son écran, a également contribué à ce chaos visuel, démontrant l’efficacité de l’humour physique et des gags visuels.
### « Weekend Update » : George Santos, le menteur invétéré
Le segment « Weekend Update » a vu le retour de George Santos (Bowen Yang), le célèbre menteur, qui a une nouvelle fois fait parler de lui, tout en s’appropriant quelques bijoux. Yang, qui avait manqué une occasion de l’incarner lors de l’épisode précédent, a donné vie à l’ancien représentant dont la peine de prison a été commuée par Trump. Santos a prétendu avoir terminé le marathon de New York avant qu’il n’ait lieu, interrompant constamment Colin Jost pour prendre des appels de détenus depuis une fenêtre et un téléphone qu’il avait apportés. Il a notamment prétendu parler à Ghislaine Maxwell, Luigi Mangione et Sean « Diddy » Combs, avant de dévoiler sa recette de riz au lait en prison et de clamer avoir gagné la Série mondiale et volé un collier au Louvre.
### La musique de la soirée
La musicienne Brandi Carlile a honoré la scène du « Saturday Night Live » en interprétant ses titres « Church & State » et « Human ».