Home International Nicolás Petro dit qu’il n’a pas d’argent et qu’il ne peut pas acheter de billets car il est sur la liste Clinton

Nicolás Petro dit qu’il n’a pas d’argent et qu’il ne peut pas acheter de billets car il est sur la liste Clinton

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Publié le 2024-11-04 16:31:00. La justice colombienne a ordonné la présence de Nicolás Petro, fils du président, aux audiences de son procès. La défense invoque des difficultés financières et des restrictions américaines liées à la « liste Clinton » pour justifier son absence, compliquant le déroulement des débats.

  • Nicolás Petro, fils du président Gustavo Petro, doit comparaître en personne devant la justice.
  • La défense invoque des difficultés à obtenir des billets d’avion et des contraintes financières dues à son inscription sur la « liste Clinton ».
  • Le ministère public demande des explications détaillées sur ces empêchements et suggère une aide extérieure pour l’achat des billets.

La phase des preuves du procès intenté contre Nicolás Petro, fils du président de la République, Gustavo Petro, est au cœur des préoccupations judiciaires. L’audience de clôture de cette phase a été marquée par une requête inhabituelle de la défense de l’ancien député, alléguant son impossibilité de se présenter physiquement devant le tribunal. Les avocats ont avancé plusieurs motifs pour justifier cette absence, soulevant des questions sur l’accès aux moyens de transport et les implications de sanctions financières internationales.

Selon les explications fournies par la défense, l’absence de Nicolás Petro serait motivée par plusieurs facteurs. Premièrement, des difficultés d’achat de billets d’avion seraient survenues en raison de son inscription sur la « liste Clinton », une liste de sanctions émise par le département du Trésor américain. Cette inscription limiterait les transactions financières, rendant l’acquisition de billets problématique. Deuxièmement, des problèmes financiers généraux auraient été évoqués comme un obstacle supplémentaire. Enfin, des préoccupations relatives à la sécurité de l’accusé, qui réside à Bogotá, ont également été mentionnées comme raison de ne pas se rendre à l’audience prévue à Barranquilla.

Nicolás Petro devant le tribunal
Le tribunal a exigé la présence physique de Nicolás Petro aux audiences du procès. | Photo : Semanan.com

Face à ces arguments, le ministère public a exprimé ses réserves et a demandé au tribunal d’exiger de la défense des explications plus précises quant aux obstacles rencontrés. Le procureur a également soulevé l’hypothèse qu’une tierce personne puisse se charger de l’achat des billets afin de garantir la comparution de Nicolás Petro à Barranquilla, comme cela avait été initialement ordonné. Cette proposition a cependant été rejetée par la défense, arguant qu’une telle démarche constituerait une violation des réglementations américaines relatives à la « liste Clinton », qui interdisent à des tiers d’effectuer des transactions financières pour le compte de personnes sanctionnées.

L’avocat de Nicolás Petro a précisé la complexité de la situation : « Les choses se compliquent considérablement pour nous lorsqu’il s’agit de rechercher des ressources, de voir si un tiers peut acheter les billets sans violer une règle de l’Ofac [Office of Foreign Assets Control, ndlr], car une transaction se ferait au nom d’un tiers figurant sur une liste. » Cette déclaration souligne la tension entre les exigences judiciaires et les contraintes légales internationales.

Avant la lecture de la décision du juge sur les preuves à examiner lors du procès, le ministère public avait souligné l’existence de deux éléments probatoires majeurs : d’une part, la décision du parquet concernant la formulation des charges retenues contre le fils du président, et d’autre part, une interview accordée par Nicolás Petro à un média, qui pourrait servir d’élément à charge.

Audience de Nicolás Petro
La justice colombienne insiste sur la présence effective de l’accusé. | Photo : Semanan.com

La situation sécuritaire de Nicolás Petro a également été mise en avant par la défense. La présence d’un membre du Corps Technique d’Investigation (CTI) lors d’une audience précédente, alors que son dossier fait état d’une enquête pour appartenance présumée au Clan del Golfo et d’une implication dans le dispositif de sécurité du procureur en charge de son affaire, a été interprétée comme un élément de risque supplémentaire pour sa personne.

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