Home Sciences et technologies Ashes 2025-26: ‘Australia squad may be older, but they’re an outstanding team’

Ashes 2025-26: ‘Australia squad may be older, but they’re an outstanding team’

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Alors que la série tant attendue de l’Ashes se profile, l’Australie et l’Angleterre abordent le défi avec des philosophies de sélection et des préparations distinctes, rendant cette confrontation au sommet du cricket international plus imprévisible que jamais.

Côté australien, la sélection semble privilégier la forme du moment et les performances nationales, une approche qui contraste avec celle de leurs homologues anglais. La récente ascension de Marnus Labuschagne, dont la forme éclatante a forcé son rappel, en est un parfait exemple. De même, Jake Weatherald, jeune joueur non encore capé, s’est distingué en tant que meilleur marqueur de points lors de la dernière saison du Sheffield Shield. Si ce batteur gaucher venait à être aligné à Perth, il deviendrait le sixième partenaire différent à ouvrir la manche aux côtés d’Usman Khawaja depuis le retrait de David Warner en janvier 2024. Le défi d’affronter Jofra Archer et ses compères au Optus Stadium serait un tout autre monde comparé à son expérience l’année dernière avec Great Witchingham, dans l’East Anglia Premier League, où il partageait l’équipe avec Monty Panesar.

L’absence, confirmée le mois dernier, de Pat Cummins dans le dispositif australien pèse sur la sélection. Si le capitaine pourrait faire son retour dès le deuxième Test, Scott Boland représente pour l’heure une alternative solide, fort d’un bilan exceptionnel sur le sol australien. En tant que remplaçants, Sean Abbott apporte son expérience avec près de 60 sélections en cricket à balle blanche, tandis que Brendan Doggett s’affirme comme un joueur d’exception du Sheffield Shield.

Bien que l’Australie semble avoir plus de questions à résoudre concernant sa composition, elle demeure favorite pour conserver l’Urne. En face, l’Angleterre présente un bilan d’inexpérience notable en Australie. Seulement six membres de l’équipe anglaise ont déjà disputé un Test sur le sol australien, et le groupe de 16 joueurs ne cumule qu’un seul siècle en Test dans cette contrée, œuvre de Joe Root. Seul le capitaine et Mark Wood ont déjà foulé les terrains australiens en tant que lanceurs.

Ce manque d’expérience collective anglaise dans les conditions australiennes soulève des questions quant à leur temps de préparation limité. Ils ne disposeront que d’un seul match d’entraînement en partie rouge de trois jours, contre une équipe d’England Lions à Lilac Hill, à partir du mercredi 17 novembre. Certains vétérans des tournées passées de l’Ashes s’en montrent consternés, bien que les critiques semblent avoir négligé la philosophie d’entraînement des Anglais sous la houlette de Joe Root et Brendon McCullum. Depuis leur prise de fonction en 2022, les préparations de tournées ont été revues à la baisse, se limitant à un ou aucun match d’échauffement. Ce pari semble payant : l’Angleterre a remporté le premier Test de chacune de ses cinq tournées à l’étranger sous la direction de Root, y compris des victoires marquantes contre le Pakistan à Rawalpindi et l’Inde à Hyderabad.

Il est donc légitime de vouloir reconduire cette méthode pour la tournée actuelle ; le bénéfice du doute leur est dû. De toute façon, une préparation prolongée ne garantit pas le succès. Le triomphe anglais de 2010-2011, où trois matchs de préparation avaient précédé une victoire 3-1 contre l’Australie, est souvent cité en exemple, mais reste une exception. Sur de nombreuses autres tournées, l’Angleterre a multiplié les matchs amicaux avant d’être largement battue dans les Tests.

Si l’Angleterre peut maîtriser sa préparation, elle ne contrôle en revanche pas la réception qui lui sera réservée par la presse australienne. Celle-ci a d’ailleurs déjà débuté, le journal *The West Australian* qualifiant Root de « Capitaine Arrogant et Plaintif ». Ces piques ont peu de chances d’affecter un joueur aussi résistant que Root, et l’équipe anglaise sait que la presse peut rapidement se retourner contre l’équipe locale si l’Angleterre prend le dessus.

C’est là que réside toute la subtilité. Au-delà des discussions sur la sélection et la préparation, c’est le résultat final qui parlera, et l’identité du capitaine soulevant l’Urne à Sydney en janvier qui fera foi. C’est précisément cette nature imprévisible de la série qui alimente l’excitation. Un argumentaire solide peut être avancé pour une multitude de scores finaux possibles. Cette incertitude est jubilatoire et perdurera jusqu’au 21 novembre, date à laquelle nous en saurons un peu plus qu’aujourd’hui. En attendant, profitons de l’engouement.

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