Publié le 2025-11-08 01:06:00. Des militans pro-palestiniens ont perturbé un concert de l’Orchestre Philharmonique Israélien à la Philharmonie de Paris, entraînant l’intervention des forces de l’ordre et des poursuites judiciaires. L’incident survient dans un contexte de critiques déjà vives à l’encontre de la venue de l’orchestre.
- Des militants, infiltrés parmi le public, ont fait irruption à trois reprises durant le concert, utilisant notamment des fumigènes rouges.
- Des échauffourées ont éclaté entre les manifestants et certains spectateurs, avant que les perturbateurs ne soient évacués.
- Quatre personnes ont été interpellées et font l’objet de poursuites judiciaires pour leur participation à ces actions.
L’Orchestre Philharmonique Israélien, sous la direction de Lahav Shani, s’est retrouvé au cœur de la polémique lors de sa venue à Paris, quelques semaines après que son chef ait été persona non grata au Festival de Gand. Les incidents à la Philharmonie ont débuté avec l’entrée discrète des militants parmi les spectateurs. Par trois fois, leur protestation a éclaté, marquée par le lancement de fumigènes rouges dans la salle de concert.
Les images de la soirée témoignent de la confusion et de la tension, avec des spectateurs n’hésitant pas à recourir à la force physique pour s’opposer aux manifestants. Ces derniers ont finalement été maîtrisés et sortis de la salle par les services de sécurité et la police, qui était présente sur place. Le concert a ensuite pu reprendre après l’évacuation des perturbateurs.
Suite à ces événements, trois hommes et une femme ont été placés en garde à vue. Trois d’entre eux sont poursuivis pour « participation à une association en vue de commettre des violences ou des destructions », un délit passible d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. La quatrième personne est quant à elle détenue pour « organisation d’une manifestation non autorisée », risquant six mois de prison et 7 500 euros d’amende.
La réaction du gouvernement français ne s’est pas fait attendre. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a fermement condamné ces agissements, soulignant le danger potentiel de l’utilisation de fumigènes en milieu clos : « Allumer un fumigène dans un espace clos est dangereux car cela aurait pu provoquer la panique dans la foule et blesser des personnes. » La ministre de la Culture, Rachida Dati, a partagé cette position via X (anciennement Twitter), déclarant : « La violence n’a pas sa place dans une salle de concert. La liberté de programmation et de création est un droit fondamental de notre République ! » Elle avait d’ailleurs reçu l’orchestre israélien avant le concert, affirmant que « rien ne justifie un boycott de la culture et de la solidarité ».
Parmi les personnes interpellées, l’un des suspects, âgé de 20 ans, était apparemment préparé, arrêté en possession de bombes puantes, d’encre rouge et d’une alarme sonore. Selon les informations du journal Le Figaro, cet individu était déjà connu des services de police. Un deuxième homme, né en 1994, est suspecté d’avoir allumé le fumigène rouge. Il aurait également été blessé à la tête suite à la réaction physique de certains spectateurs.
La venue de l’Orchestre Philharmonique Israélien faisait l’objet de critiques depuis plusieurs semaines, émanant de militants et de divers artistes. La Philharmonie de Paris a annoncé son intention de porter plainte, réaffirmant que « quelle que soit votre opinion, il est inacceptable de menacer la sécurité du public, du personnel et des artistes ».
Qui est Lahav Shani, le chef d’orchestre israélien qui n’est pas le bienvenu à Gand ?