Publié le 6 février 2026. La Chine a réaffirmé son soutien à l’Iran face aux pressions internationales, alors que les négociations nucléaires entre Téhéran et Washington reprennent à Oman, dans un contexte régional tendu.
- La Chine soutient l’Iran dans la défense de sa souveraineté et de ses intérêts légitimes.
- Pékin rejette toute forme d' »intimidation unilatérale », sans toutefois nommer de pays spécifiques.
- Les négociations à Oman sont les premières depuis les frappes américaines sur des sites nucléaires iraniens en juin dernier.
Le ministère chinois des Affaires étrangères a publié un communiqué affirmant son soutien à l’Iran pour « sauvegarder sa souveraineté, sa sécurité, sa dignité nationale et ses droits et intérêts légitimes ». Cette déclaration intervient alors que des discussions cruciales se déroulent à Mascate, visant à débloquer le dossier nucléaire iranien.
Jeudi 5 février, le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Miao Deyu, s’est entretenu avec son homologue iranien, Kazem Gharibabadi, à Pékin. Ce dernier a présenté une analyse de la situation intérieure iranienne. La déclaration chinoise, diffusée avant l’ouverture des négociations à Oman, souligne l’opposition de Pékin à toute « intimidation unilatérale ».
Les pourparlers à Mascate, qui ont débuté le vendredi 6 février, marquent une reprise du dialogue direct entre l’Iran et les États-Unis après une période de fortes tensions. Ils se déroulent dans un contexte particulièrement délicat, moins d’un mois après une vague de protestations à l’échelle nationale en Iran, sévèrement réprimée selon les organisations de défense des droits de l’homme, avec un bilan de plusieurs milliers de morts.
La délégation iranienne est dirigée par le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui a déclaré vouloir adopter une « approche diplomatique pour sauvegarder les intérêts nationaux de l’Iran » lors d’une rencontre avec son homologue omanais, Badr al-Usaidi, à Mascate. Du côté américain, c’est l’envoyé spécial pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, qui représente les États-Unis, avec l’intention d’explorer la possibilité d’une « capacité nucléaire nulle » pour l’Iran, selon la secrétaire de presse de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.
Oman joue un rôle de médiateur dans ces négociations, qui interviennent après que Washington a mené des frappes sur des sites nucléaires iraniens en juin dernier, pendant que l’Iran était en conflit avec Israël.
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(nvc/idh)