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Un pionnier de la musique électronique réanime de vieilles chansons

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Publié le 7 février 2026 04:01:00. Le couple de musiciens Elizabeth et Beverly Copeland, dont l’un est atteint de démence, offre un témoignage poignant avec son nouvel album, « Laughter in Summer », une exploration intime de leur répertoire et de leur lien artistique.

  • Le projet est né d’une session d’enregistrement improvisée à Montréal en 2025, où ils ont collaboré avec une chorale.
  • L’album se distingue par son authenticité, privilégiant l’enregistrement en direct et minimalisant l’utilisation d’effets numériques.
  • « Laughter in Summer » aborde des thèmes universels tels que l’amour, l’espoir et la fragilité de la vie, tout en reflétant le parcours personnel de Beverly Copeland face à la maladie.

Le couple Copeland, installé à Hamilton, en Ontario, a présenté son nouvel album, « Laughter in Summer », comme une œuvre profondément personnelle, née d’une expérience fortuite en studio. Lors d’une session informelle à Montréal à l’été 2025, ils ont eu l’opportunité d’enregistrer avec une chorale. Elizabeth Copeland a raconté :

« C’était juste, laissons ce truc de côté pour pouvoir l’écouter. »

Elizabeth Copeland

Cette expérience a donné naissance à deux versions de leur morceau « Let Us Dance », intitulées « Let Us Dance (Movement One) » et « Let Us Dance (Movement Two) », qui encadrent l’album.

L’album s’éloigne des techniques de production modernes, privilégiant l’authenticité d’un enregistrement en direct. Les deux prises de « Let Us Dance » partagent une similitude sonore, mais se distinguent radicalement de la version originale, caractérisée par des synthétiseurs et des effets sonores complexes. Elizabeth Copeland souligne l’importance de cet aspect :

« Beaucoup d’entre eux s’appuient sur les astuces du studio : mettez un peu d’Auto-Tune ici, un peu d’IA là, additionnons, soustrayons, multiplions et divisons. De nos jours, il n’y a pas beaucoup d’artistes qui peuvent entrer et faire quelque chose en direct une fois. L’album est ce que vous avez entendu. Si vous étiez dans la pièce ce jour-là, c’est ce que vous auriez entendu. »

Elizabeth Copeland

L’album prend une dimension particulière à la lumière de l’annonce, en septembre 2024, du diagnostic de démence de Beverly Copeland. Malgré cette épreuve, le couple a choisi de poursuivre son travail artistique, insufflant à « Laughter in Summer » une sensibilité particulière. L’album explore des thèmes universels à travers des reprises de leurs propres compositions, comme « Children’s Anthem », initialement écrite en 2007 pour une conférence contre l’intimidation, et « Harbour », une déclaration d’amour de Beverly à Elizabeth. Ces morceaux, dépouillés et intimistes, révèlent une profondeur émotionnelle accrue.

La simplicité de certaines compositions, comme « Children’s Anthem », est directement liée à l’expérience de Beverly Copeland dans la création de musique pour enfants. Elizabeth Copeland explique :

« Ce n’est pas simple d’une manière insensée. C’est simple parce qu’il doit faire beaucoup d’espace. Il doit faire beaucoup d’espace pour beaucoup de joies et de chagrins de la vie. Nous faisons nos chansons comme nous le faisons parce que nous voulons laisser de la place à la clarté, à la générosité et à la chaleur. Parce que nous sommes à un moment critique. Il y a des choses qui peuvent être terrifiées. Mais notre pouvoir consiste à éveiller quelque chose au-delà de la peur et du cynisme dans le système nerveux humain. Nos chansons tentent de rappeler aux gens que la simplicité et l’innocence sont une sorte de pouvoir. »

Elizabeth Copeland

Beverly Copeland, bouddhiste pratiquant, considère sa musique comme provenant d’une source supérieure, à laquelle il répond avec humilité :

« Je sens que les chansons viennent d’une source plus élevée. Et quand elles arrivent, vous pouvez leur dire oui ou non. La bonne nouvelle est que, jusqu’à présent, j’ai dit oui. »

Beverly Copeland

Elizabeth Copeland, souriante, ajoute :

« Non, je suppose que non. Mais il y aura peut-être un moment où je n’aurai plus les moyens de dire oui. »

Beverly Copeland

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