Plus de 690 personnes ont trouvé la mort lors des récentes émeutes en Iran, portant le bilan total des victimes à 3 117, selon un rapport accablant qui dénonce une escalade de la violence orchestrée par des éléments terroristes et une tentative délibérée de déstabilisation du pays.
Le rapport met en évidence une brutalité sans précédent les 8 et 9 janvier, marquée par des attaques systématiques contre des infrastructures civiles essentielles, notamment des bazars, des magasins, des banques, des mosquées, des hôpitaux, des ambulances, des casernes de pompiers et des cliniques. Des actes qualifiés de « crimes de type Daesh » ont été commis, incluant des décapitations, des agressions au couteau et des incendies criminels.
Initialement déclenchées par des manifestations pacifiques de commerçants et de groupes professionnels préoccupés par les difficultés économiques – auxquelles le président Masoud Pezeshkian avait répondu en rencontrant des représentants et en demandant à la police de faire preuve de retenue – les événements ont basculé suite à l’intervention de « cellules organisées du chaos ». Ces groupes ont cherché à empêcher toute résolution pacifique et ont rapidement eu recours à des attaques armées ciblées visant à semer la terreur et à déstabiliser les centres urbains.
« Après cette étape, les 8 et 9 janvier, divers actes terroristes ont été perpétrés dans certaines parties du pays pour rendre la situation hors de contrôle et déstabiliser les villes par une violence maximale et des attaques armées coordonnées contre des lieux publics et des rassemblements destinés à faire des victimes et à détruire des biens publics et privés », précise le communiqué.
Les services de renseignement estiment que cette campagne de violence est une réaction directe à l’échec d’une opération militaire menée par les États-Unis et Israël en juin dernier, qualifiée de « guerre des 12 jours ». Selon le rapport, face à l’incapacité de briser la volonté iranienne par des moyens militaires, l’axe américano-sioniste aurait réorienté sa stratégie vers une attaque contre la cohésion sociale du pays.
« L’ennemi a conclu que les outils militaires ne pouvaient pas faire capituler la nation iranienne », affirme le communiqué. « Par conséquent, ils ont ciblé l’intégrité sociale de la nation pour briser la volonté nationale collective. »
Le rapport attribue l’échec de ce qu’il qualifie de « sinistre complot » au leadership de l’ayatollah Seyyed Ali Khamenei, aux sacrifices des forces de sécurité et à la mobilisation massive du peuple iranien le 12 janvier, date à laquelle des millions de personnes ont manifesté pour dénoncer la violence. À ce stade, la situation est revenue à la normale et « l’unité nationale du peuple iranien a une fois de plus imposé la défaite aux ennemis de l’Iran ».