Home International Le Groupe d’action palestinienne va contester légalement les pouvoirs supplémentaires de la police avant les manifestations contre la visite du président israélien à Sydney

Le Groupe d’action palestinienne va contester légalement les pouvoirs supplémentaires de la police avant les manifestations contre la visite du président israélien à Sydney

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Publié le 8 février 2026 06:44:00. Un groupe d’action palestinien conteste une décision controversée du gouvernement de Nouvelle-Galles du Sud, qui accorde des pouvoirs accrus à la police à la veille de la visite du président israélien Isaac Herzog, suscitant des craintes de répression des manifestations.

  • Le Groupe d’action palestinienne (GAP) a annoncé son intention d’intenter une action en justice d’urgence pour contester la déclaration d’une grande partie de Sydney comme « zone d’événements majeurs ».
  • Cette mesure permet à la police de disperser les foules, de contrôler les accès et de fermer des lieux, sous peine d’amendes pouvant atteindre 5 500 $ (environ 3 300 €).
  • Des négociations sont en cours entre la police et le GAP concernant l’itinéraire de la manifestation prévue, avec une pression policière pour un parcours alternatif.

Le Groupe d’action palestinienne (GAP) s’oppose fermement à la décision du gouvernement de Nouvelle-Galles du Sud d’accorder des pouvoirs spéciaux à la police à l’approche de la visite du président israélien Isaac Herzog. Le groupe a annoncé dimanche qu’il saisirait en urgence la Cour suprême de Nouvelle-Galles du Sud, dénonçant une tentative de museler les protestations légitimes.

Le gouvernement a déclaré une vaste zone de Sydney comme « zone d’événements majeurs », invoquant des raisons de sécurité. En vertu de la loi sur les événements majeurs, la police se voit conférer des pouvoirs étendus, notamment celui de disperser les rassemblements, de contrôler les accès et de fermer des lieux spécifiques. Le non-respect des directives policières est passible d’amendes pouvant atteindre 5 500 $ (environ 3 300 €).

Josh Lees, porte-parole du GAP, a déclaré que son organisation espère obtenir une audience devant un juge dans les plus brefs délais. Il a accusé le gouvernement d’utiliser des « pouvoirs d’urgence » pour protéger M. Herzog du contrôle public et de toute forme de responsabilité.

« Au lieu de défendre les droits de l’homme, le gouvernement de Nouvelle-Galles du Sud utilise des pouvoirs d’urgence pour protéger un chef d’État en visite du contrôle public et de toute responsabilité. »

Josh Lees, porte-parole du Groupe d’action palestinienne (GAP)

M. Lees a souligné que la loi sur les événements majeurs est initialement conçue pour des événements tels que les compétitions sportives ou les festivals, et non pour réprimer les manifestations politiques.

« Il parle de spectateurs, il parle de publicité… il n’est clairement pas destiné à être utilisé pour étouffer des manifestations. »

Josh Lees, porte-parole du Groupe d’action palestinienne (GAP)

Si le GAP perd son recours, a-t-il précisé, le groupe maintiendra sa manifestation massive devant l’hôtel de ville de Sydney.

La visite de M. Herzog en Australie, qui durera quatre jours, inclut une rencontre avec des familles endeuillées et des membres de la communauté juive suite à l’attaque terroriste de Bondi. Parallèlement, un rapport d’une commission d’enquête de l’ONU accuse Israël de commettre un génocide à Gaza, et mentionne M. Herzog parmi les dirigeants israéliens ayant incité à de tels actes, dans le cadre de l’affaire portée devant la Cour internationale de Justice par l’Afrique du Sud. Israël rejette ces allégations et M. Herzog affirme que ses propos ont été sortis de leur contexte.

Le ministre des Transports, John Graham, a justifié les mesures policières en expliquant qu’elles visent à assurer le bon déroulement de la visite et à éviter tout trouble à l’ordre public.

« Il y aura des manifestations, elles sont légales, mais nous voulons que la manifestation reste distincte de la visite proprement dite et c’est très important pour notre ville. »

John Graham, ministre des Transports

La police prévoit un déploiement massif de 3 000 agents, dont 500 pour surveiller le rassemblement prévu lundi soir. Le commissaire adjoint par intérim de la police de Nouvelle-Galles du Sud, Paul Dunstan, a indiqué que des négociations sont en cours avec le GAP pour tenter de modifier l’itinéraire de la manifestation, la police souhaitant un parcours alternatif entre Hyde Park et Belmore Park, estimant que l’hôtel de ville est trop petit et risque de générer des débordements.

Des fermetures de routes sont prévues dans le centre-ville de Sydney et dans la banlieue est jusqu’à jeudi, et les automobilistes sont invités à éviter la zone lundi après-midi. La semaine dernière, le commissaire de police Mal Lanyon avait annoncé de nouvelles restrictions sur les manifestations, permettant à la police de refuser l’autorisation de tout rassemblement suite à l’attaque de Bondi Beach. Les rassemblements statiques restent autorisés, mais les protections juridiques pour les défilés dans les rues ont été supprimées. En octobre dernier, la Cour suprême de Nouvelle-Galles du Sud avait donné raison au GAP, jugeant inconstitutionnelles les lois gouvernementales restreignant les protestations près des lieux de culte.

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