Publié le 8 février 2024 14:23:00. De son premier séjour à l’âge de 19 ans à ses visites plus récentes, une auteure revient sur la façon dont Paris, à travers ses contradictions et sa beauté, l’a aidée à naviguer dans les moments clés de sa vie et à trouver sa voie.
Paris a toujours été un lieu de transformation, un carrefour où les décisions importantes se précisent et où l’on peut se reconnecter à soi-même. Pour Caroline, cette ville a été le témoin de ses doutes, de ses espoirs et de ses prises de conscience, à travers trois visites marquantes.
La première fois, à l’âge de 19 ans, lors d’un week-end prolongé après sa première année d’université, Paris s’est révélée être une ville de contrastes saisissants. « L’acier et la dentelle », comme l’avait décrit un écrivain à propos de la Tour Eiffel, cette combinaison d’élégance et de force l’a immédiatement frappée. Elle ressentait une attirance irrésistible pour la ville, une envie de se perdre dans ses rues et de la découvrir seule.
Elle se souvient :
« J’ai pris le métro jusqu’à Montmartre, ce paradis des artistes. J’ai dit une prière sur la falaise surplombant la ville. Je n’ai aucune idée de ce que je fais de ma vie, murmurai-je. Je ne sais pas si je pensais aux mots pour Dieu ou pour Paris. »
Caroline
Cette solitude choisie lui a permis de se recentrer et de prendre conscience de ses propres désirs, une capacité qu’elle avait perdue chez elle. Elle a déjeuné dans une petite maison rose, savourant un repas simple mais délicieux, et a acheté un livre, Lolita de Vladimir Nabokov.
Trois ans plus tard, en 2017, elle est revenue à Paris avec son amie, juste avant le Nouvel An, après avoir obtenu son diplôme universitaire. Cette fois, elle se sentait perdue, tiraillée entre un travail qu’elle n’aimait pas et une relation sans passion. Paris lui a offert un répit, un moment de légèreté et de complicité avec son amie. Ils ont erré dans les rues, ont visité des lieux emblématiques comme la Tour Eiffel et Shakespeare & Co., et ont partagé des repas simples mais conviviaux.
En 2023, à 27 ans, elle est retournée à Paris, cette fois avec son nouveau compagnon, dans une période de transition professionnelle et personnelle. Elle avait quitté son emploi et son premier roman n’avait pas rencontré le succès. Elle s’est inscrite à un atelier d’écriture à l’American University of Paris, espérant trouver l’inspiration et la direction dont elle avait besoin.
Elle a trouvé l’inspiration en visitant le musée Rodin et en contemplant la sculpture « La Cathédrale », représentant deux mains presque jointes, symbolisant la divinité de l’amour. Elle a également tiré des cartes de tarot, qui lui ont révélé un message d’accomplissement et de réussite.
Elle se souvient :
« Dans le train, j’ai pensé à une citation de John Russell que j’avais trouvée sur une carte postale chez l’un des bouquinistes verts des bords de Seine : Combien d’esprits ouverts, combien de cœurs portés à maturité, combien de natures puissantes épanouies !… Peu importe où l’on regarde, Paris s’avère avoir été l’élément décisif. »
Caroline, citant John Russell
Enfin, en 2024, à 30 ans, elle est revenue à Paris avec son mari, pour une résidence d’artiste en province. Elle a revisité ses lieux préférés, a savouré l’atmosphère de la ville et a trouvé la confirmation qu’elle était sur la bonne voie. Paris, pour elle, est un lieu de ressourcement, d’introspection et de création, un endroit où elle peut toujours trouver les réponses qu’elle cherche.
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