Publié le 9 février 2026 16:11:00. La position du Premier ministre britannique est fragilisée alors que son parti est confronté à une crise en Écosse, où le chef des travaillistes locaux exige sa démission suite à une nomination controversée.
- Anas Sarwar, leader du Parti travailliste écossais, demande publiquement la démission du Premier ministre.
- Cette demande fait suite à la nomination d’un historien lié à Jeffrey Epstein au poste d’ambassadeur à Washington.
- Les perspectives électorales des travaillistes en Écosse sont compromises, avec une chute dans les sondages.
La pression s’intensifie sur le Premier ministre britannique ce lundi, au moment où il doit rendre compte aux membres de son parti parlementaire du scandale entourant la nomination de Peter Mandelson comme ambassadeur à Washington. Mandelson, un historien du travail, est associé au réseau de Jeffrey Epstein, ce qui a suscité une vive controverse.
C’est dans ce contexte tendu qu’Anas Sarwar, chef du Parti travailliste écossais, a pris position de manière radicale. Il a déclaré qu’il ne sacrifierait pas les services publics écossais – notamment la santé, l’éducation et les communautés locales – pour une troisième décennie de gouvernement du Parti national écossais (SNP).
« Je ne suis pas disposé à sacrifier le service national de santé écossais, nos écoles, nos communautés, nos villes, nos villages et nos îles à une troisième décennie de gouvernement SNP »,
Anas Sarwar, chef du Parti travailliste écossais
Sarwar estime que le leadership de Downing Street doit changer. Il reconnaît les efforts de Keir Starmer au sein de l’exécutif, mais déplore le fait que ses réalisations passent inaperçues, éclipsées par les controverses actuelles.
Cette prise de position intervient à un moment critique pour les travaillistes écossais. Les élections régionales du 7 mai, qui coïncident avec des élections locales dans le reste du Royaume-Uni où les travaillistes devraient subir de lourdes pertes, s’annoncent difficiles. Selon le journal The Independent, Sarwar est « furieux » de l’impact que les récentes révélations pourraient avoir sur ses chances de succès. Alors qu’ils espéraient remplacer le SNP, au pouvoir depuis 19 ans, les travaillistes sont désormais en troisième position dans les sondages, derrière le SNP et le parti populiste de droite Reform UK, qui était marginal en Écosse lors des dernières élections régionales de 2021.
Avant l’arrivée de Starmer à la tête du parti, les travaillistes semblaient en bonne voie pour remporter les élections régionales écossaises. La situation actuelle met en péril leurs ambitions et soulève des questions sur l’avenir du parti en Écosse.