Publié le 9 février 2026 à 18h55. Une équipe de chercheurs a filmé une méduse géante, une créature marine impressionnante de la taille d’un autobus scolaire, au large des côtes argentines, révélant une biodiversité insoupçonnée des fonds marins.
- Des scientifiques ont capturé en vidéo une méduse géante (Stygiomedusa gigantea) à 250 mètres de profondeur.
- L’expédition a également permis la découverte de plusieurs récifs coralliens et potentiellement de 28 nouvelles espèces marines.
- La présence de déchets plastiques en grande quantité témoigne de la pollution persistante des océans.
Au cours d’une vaste expédition scientifique à bord du navire de recherche « Falkor » de l’Institut océanique Schmidt, des chercheurs ont réalisé une découverte remarquable au large de la côte argentine. Parmi les multiples observations, ils ont documenté une méduse fantôme rare, plus communément appelée méduse géante (Stygiomedusa gigantea). Cette créature fascinante, observée à une profondeur de 250 mètres, est connue pour ses dimensions exceptionnelles : son ombrelle peut atteindre un mètre de diamètre, tandis que ses quatre bras peuvent s’étendre sur une longueur impressionnante de 10 mètres.
Contrairement à de nombreuses autres méduses, la méduse géante ne possède pas de cellules urticantes. Elle utilise plutôt ses longs bras pour capturer ses proies, composées principalement de plancton et de petits poissons. L’Institut océanique Schmidt, responsable de l’expédition, a publié des images et une vidéo de cette créature marine hors du commun, décrite comme étant « de la taille d’un autobus scolaire ».
Le voyage, qui a débuté à Buenos Aires et s’est achevé en Terre de Feu, a également permis aux chercheurs de découvrir plusieurs récifs coralliens et d’identifier potentiellement 28 nouvelles espèces, incluant des vers, des escargots et des anémones de mer. Malheureusement, l’expédition a également mis en évidence l’ampleur de la pollution marine, avec la découverte d’une quantité importante de déchets, tels que des filets de pêche abandonnés, des sacs en plastique et même une cassette VHS en parfait état, portant des inscriptions coraniques.
« Ces échantillons offrent une occasion unique de comprendre non seulement à quel point ces écosystèmes extrêmes sont extraordinaires, mais aussi à quel point ils peuvent être vulnérables », a déclaré Melisa Fernández Severini de l’Institut argentin d’océanographie.
À propos de l’Institut océanique Schmidt :
L’Institut océanique Schmidt est une fondation privée à but non lucratif dont l’objectif est de favoriser une meilleure compréhension des océans par le biais de la recherche, contribuant ainsi à la préservation de la vie et de la santé de la planète, comme l’indique son site internet. Fondé en 2009, l’institut est basé à Palo Alto, en Californie.
Cette découverte intervient dans un contexte de recherches croissantes sur les mystères des océans. Récemment, des chercheurs chinois ont résolu un ancien mystère concernant la composition de nos océans, soulignant l’importance continue de l’exploration marine. (Source : communiqué de l’Institut océanique Schmidt, dpa)