Publié le 10 février 2026 à 11h45. Des négociations délicates se poursuivent entre l’Iran et les États-Unis à Oman, avec en toile de fond la possibilité d’un accord sur un uranium « dilué » en échange d’une levée des sanctions, tandis que Washington appelle les navires commerciaux à la prudence dans le détroit d’Ormuz.
- L’Iran pourrait accepter de diluer son uranium enrichi à 60 % si toutes les sanctions sont levées, selon le chef de l’agence nucléaire iranienne.
- Le département américain des Transports recommande aux navires battant pavillon américain d’éviter les eaux territoriales iraniennes dans le détroit d’Ormuz.
- Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien s’est rendu à Oman pour de nouvelles discussions.
Les discussions à Oman, qui se sont poursuivies après une première session à Mascate, pourraient avoir un impact significatif sur l’avenir du programme nucléaire iranien et des relations entre Téhéran et Washington. Mohammad Eslami, le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, a évoqué la possibilité de « diluer » l’uranium enrichi, une mesure qui le rendrait impropre à la fabrication d’armes nucléaires. Il a toutefois souligné que cette concession dépendrait d’une levée totale des sanctions économiques imposées à l’Iran.
Selon M. Eslami, la décision de diluer l’uranium enrichi à 60 % serait conditionnée à la levée de toutes les sanctions. Il a déclaré :
« Cela dépendrait de la levée de toutes les sanctions. »
Mohammad Eslami, chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique
Parallèlement, les États-Unis ont exprimé leur inquiétude quant à la sécurité maritime dans le détroit d’Ormuz, une voie navigable stratégique. Le département américain des Transports a émis une recommandation aux navires commerciaux battant pavillon américain pour qu’ils évitent, « dans la mesure du possible », les eaux territoriales iraniennes lors de leur transit dans le détroit. Consulter le site du département des Transports américain.
La visite à Oman d’Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, intervient dans un contexte de tensions régionales persistantes. Il devrait rencontrer Haitham ben Tariq, le sultan d’Oman, et Badr ben Hamad al-Busaidi, le ministre des Affaires étrangères omanais, pour discuter des derniers développements régionaux et internationaux, ainsi que des opportunités de coopération économique entre l’Iran et Oman. Cette visite fait suite à une reprise du dialogue direct entre l’Iran et les États-Unis à Oman, la première depuis la récente escalade des tensions entre l’Iran et Israël en juin dernier.
En parallèle, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’apprête à rencontrer le président américain Donald Trump à Washington pour discuter de sa vision des négociations avec l’Iran. Il a déclaré qu’il présenterait à M. Trump « notre approche sur les principes des négociations ». Lire l’article du Times of Israel.