Publié le 11 février 2026 à 02h14. Le Tribunal Disciplinaire de l’ANFP a sanctionné l’Universidad de Chile suite aux incidents survenus lors du match d’ouverture de la Primera División 2026 contre Audax Italiano, évitant une fermeture complète du stade mais imposant des restrictions sévères à la Galerie Sud.
- La Galerie Sud du Stade National sera fermée pour le prochain match de l’Universidad de Chile en tant qu’équipe recevante.
- Deux matchs supplémentaires se joueront avec un accès limité à la Galerie Sud, réservé aux femmes de tout âge, aux enfants de moins de 12 ans et aux hommes de plus de 65 ans.
- La sanction tient compte de la gravité des incidents, mais aussi des mesures préventives prises par le club et de l’absence d’invasion du terrain.
L’Universidad de Chile devra faire face aux conséquences des troubles causés par ses supporters lors du match contre Audax Italiano le 30 janvier dernier. Si la sanction la plus sévère, à savoir un huis clos total du Stade National, a été écartée, le Tribunal Disciplinaire de l’ANFP a décidé de punir le club en ciblant directement le secteur de la Galerie Sud, connu pour être le cœur battant de ses supporters les plus fervents.
Concrètement, le club étudiant devra disputer son prochain match à domicile au Stade National avec la Galerie Sud fermée au public, impliquant la fermeture des portes 11 à 18 incluses. Par la suite, deux autres rencontres se dérouleront avec un accès restreint à ce même secteur. Selon les termes de la décision, seules les femmes de tout âge, les enfants de moins de 12 ans et les hommes de plus de 65 ans seront autorisés à accéder à la Galerie Sud lors de ces deux matchs.
Le Tribunal Disciplinaire a justifié sa décision par une analyse approfondie du contexte des événements. Il a pris en compte « la gravité des incidents, ainsi que les circonstances concomitantes de cette affaire », mais a également tenu compte de plusieurs facteurs atténuants. Parmi ceux-ci figurent « les mesures de prévention adoptées par le club de l’Universidad de Chile, dûment accréditées », le fait qu’il n’y ait pas eu d’invasion du terrain et que le match n’ait pas été interrompu, ainsi que la possibilité d’identifier un certain nombre de participants aux troubles et d’engager des procédures administratives et judiciaires à leur encontre.
L’organisation a également souligné « l’intervention correcte et opportune des membres de la sécurité privée et le comportement du reste du public qui n’a pas participé aux actes de violence ». Ces éléments ont finalement pesé en faveur d’une sanction moins sévère, bien que significative pour le club.
Les incidents du 30 janvier ont laissé une image négative du football chilien. Des feux d’artifice ont été lancés, des tentatives d’invasion du terrain ont eu lieu, et des affrontements ont éclaté entre supporters et forces de l’ordre. De plus, un incendie s’est déclaré dans la Galerie Sud, provoquant un épais nuage de fumée noire dû à la combustion de sièges en plastique. L’arbitre, Gastón Philippe, avait temporairement suspendu la rencontre à la 55e minute, avant de la reprendre quelques instants plus tard.