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L’armée américaine se prépare à une éventuelle mission en Iran

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Publié le 14 février 2024 à 04h02:00. L’armée américaine se préparerait à une éventuelle opération militaire contre l’Iran sur ordre du président Trump, alors que la tension monte et que Washington renforce sa présence militaire dans la région. Des négociations diplomatiques sont en cours, mais les divergences persistent sur le programme nucléaire iranien.

  • Des sources internes indiquent que l’armée américaine planifie une opération d’une semaine contre l’Iran.
  • Le président Trump a réaffirmé son souhait de voir un changement de régime à Téhéran.
  • Washington envoie un second porte-avions, le Gerald R. Ford, au Moyen-Orient, en plus des forces déjà déployées.

Selon des informations provenant de sources au sein de l’administration américaine, l’armée se prépare activement à une possible intervention militaire en Iran, en attente d’un ordre du président Donald Trump. Deux responsables gouvernementaux, souhaitant conserver l’anonymat, ont confirmé ces préparatifs vendredi. Cette annonce intervient alors que le président Trump a de nouveau exprimé son désir de voir un changement de régime à Téhéran, exacerbant ainsi les tensions déjà vives entre les deux pays.

Le président Trump a déclaré qu’un changement de régime en Iran « semble être la meilleure chose qui puisse arriver », sans toutefois préciser qui, selon lui, devrait prendre le pouvoir. Il a simplement évoqué l’existence de « certaines personnes » qui pourraient assumer cette responsabilité.

En parallèle de ces déclarations, le gouvernement américain a annoncé l’envoi d’un second porte-avions, le Gerald R. Ford, au Moyen-Orient, rejoignant ainsi le Abraham Lincoln et d’autres navires de guerre, des avions de combat et des milliers de soldats déjà déployés dans la région. Interrogée sur les préparatifs d’une opération militaire prolongée, Anna Kelly, porte-parole adjointe de la Maison Blanche, a affirmé que « le président Trump a toutes les options sur la table concernant l’Iran ». Le Pentagone s’est refusé à tout commentaire.

La planification de cette éventuelle opération serait plus complexe que celle d’interventions antérieures. En juin 2023, l’armée américaine avait mené une attaque contre des installations nucléaires iraniennes dans le cadre de l’opération Midnight Hammer. Si l’opération devait se prolonger, des installations gouvernementales et liées à la sécurité en Iran pourraient également être visées, et pas seulement les infrastructures nucléaires, a précisé l’une des sources.

Les États-Unis s’attendent à des représailles de la part de l’Iran, qui pourraient conduire à un cycle d’attaques mutuelles. Le président Trump a lui-même souligné la difficulté de parvenir à un accord avec Téhéran, affirmant que « parfois, il faut créer la peur », et que celle-ci serait le seul moyen de résoudre la situation. Il a justifié son impatience par des décennies de négociations infructueuses et les pertes de vies américaines qu’il estime avoir subies. L’envoi d’un second porte-avions, a-t-il expliqué, est une mesure de précaution : « Si nous ne parvenons pas à un accord, nous en aurons besoin ». Interrogé sur les conditions que l’Iran devrait remplir pour éviter une attaque, Trump a répondu : « s’ils nous proposent le bon accord, nous ne le ferons pas ».

Le Gerald R. Ford, le plus récent et le plus grand porte-avions de l’US Navy, était en opération dans les Caraïbes avec son groupe d’escorte et avait participé à des opérations au Venezuela en début d’année. Un responsable gouvernemental a indiqué qu’il faudrait au moins une semaine pour que le porte-avions et son groupe d’escorte atteignent le Moyen-Orient.

Le Gerald R. Ford est en mer depuis juin 2023 et devait initialement être déployé en Europe avant son affectation surprise dans les Caraïbes en novembre. Avec onze porte-avions dans son arsenal, les États-Unis considèrent ces navires comme des ressources stratégiques dont les plans de déploiement sont établis de longue date. Propulsé par un réacteur nucléaire, le Gerald R. Ford peut embarquer plus de 75 appareils militaires, dont des avions de combat F-18 Super Hornet.

Des pourparlers diplomatiques entre les États-Unis et l’Iran ont eu lieu la semaine dernière à Oman, dans le but de relancer les discussions sur le programme nucléaire iranien. Bien que les deux parties aient exprimé leur volonté de reprendre le dialogue, l’Iran insiste pour que les négociations se concentrent uniquement sur son programme nucléaire et sur la levée des sanctions, excluant toute discussion sur son programme de missiles balistiques. Washington, de son côté, souhaite que les négociations abordent également la question des missiles balistiques, le soutien iranien aux groupes armés dans la région et la situation des droits de l’homme en Iran.

Selon le portail d’information Axios, une nouvelle session de négociations est prévue mardi prochain à Genève. Une délégation américaine, comprenant les envoyés Steve Witkoff et Jared Kushner, devrait rencontrer des responsables iraniens mardi matin, en présence de représentants omanais agissant en tant que médiateurs.

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