Publié le 2024-02-29 10:00:00. Pascale Naessens, figure emblématique du monde culinaire belge, se livre avec une rare sincérité sur son mariage contrarié, ses luttes contre un trouble de l’alimentation et sa vision de l’avenir, dans le dernier épisode de l’émission Le Colomb.
- Pascale Naessens a épousé Paul Jambers alors qu’elle avait 24 ans, une union qui a suscité des critiques en raison de la différence d’âge.
- L’auteure-cuisinière évoque une période de doute où elle a envisagé de mettre fin à sa relation, avant de réaliser l’importance de suivre son propre chemin.
- Elle aborde également son passé de mannequin et les difficultés liées à son image corporelle, qui ont conduit à un trouble de l’alimentation.
Pascale Naessens raconte avoir épousé Paul Jambers à l’âge de 24 ans. Une décision qui, à l’époque, n’a pas fait l’unanimité, notamment en raison de l’écart d’âge entre les deux époux. « Surtout à cause de la différence d’âge. Il y avait une certaine pression de la part de mon entourage pour y mettre un terme », confie-t-elle dans l’émission Le Colomb.
Un souvenir précis revient à la surface : un moment de profonde remise en question où elle a failli renoncer à cette relation. « Je me souviens que je suis allé acheter une bonne bouteille de vin et que je suis parti à Anvers pour en finir. Mais en chemin, je me suis dit : ‘C’est ma vie, n’est-ce pas ? Pourquoi ferais-tu ça pour quelqu’un d’autre ?’ » Arrivée devant la porte de son domicile, elle a finalement opté pour une autre voie : « J’ai acheté la meilleure bouteille de vin pour montrer notre amour. »
Paul Jambers a fêté ses 80 ans l’été dernier. Interrogée sur la perspective de se retrouver seule, Pascale Naessens affiche une sérénité surprenante. « Cela ne me préoccupe pas », assure-t-elle. « Je pense que je serais comme ma mère. Pour elle, mon père est toujours là, elle parle toujours de lui. C’est bien. Paul et moi sommes si bien ensemble. Je serais complètement rassasiée, pour ainsi dire. »
Elle souligne également l’importance du soutien de leur entourage : « Nous avons aussi beaucoup d’amis », poursuit-elle. « Je ne vais pas m’enfermer. Je peux parfois être très triste, mais je suis avant tout une bonne vivante. Je continuerais à le faire. Je chérirais ce que nous avons eu, et je pense que cela suffirait même. Ma priorité maintenant est d’être ensemble et de profiter. J’espère bien sûr qu’il reste en bonne santé le plus longtemps possible, c’est ce que nous visons. »
Au-delà de son histoire d’amour, Pascale Naessens évoque son parcours de mannequin. Une expérience qui, malgré les voyages et les opportunités, a été marquée par des moments difficiles. « J’ai été à des castings à Paris et les plus belles filles du monde sont venues là-bas. Je ne me suis jamais sentie aussi laide qu’à l’époque. C’était assez dur », se souvient-elle.
Cette quête de perfection a engendré un trouble de l’alimentation. « J’ai ensuite également développé un problème d’alimentation en raison de mon manque de sécurité », explique-t-elle. « Pourquoi pensez-vous que je suis si préoccupée par la nourriture aujourd’hui ? Vous vous levez et c’est la première chose à laquelle vous pensez. Vous vous endormez et vous pensez : « Que dois-je manger demain ? Puis-je résister ? » Il y avait une bataille constante avec moi-même, avec mes démons. »
Elle décrit un moment particulièrement douloureux : « Je me souviens d’un moment où je mangeais trop. Je me regardais dans le miroir et je pleurais. Je me sentais tellement malheureuse. Il fallait que ça s’arrête. Je me sentais profondément malheureuse, comme si je ne valais rien. C’est pourquoi la nourriture est si puissante : si elle peut vous rendre malade, vous pouvez l’utiliser pour vous guérir. J’ai appris comment la nourriture peut vous aider à être heureux. »
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