Publié le 18 février 2026 14:53:00. Le fabricant de mémoire G.Skill a conclu un accord amiable dans le cadre d’une action collective aux États-Unis, portant sur la manière dont il communique les vitesses d’horloge de ses barrettes de RAM, et s’engage à modifier ses informations produits pour plus de clarté.
- G.Skill versera 2,4 millions de dollars (environ 2 milliards d’euros) pour régler l’affaire.
- L’accord concerne les acheteurs de mémoire de bureau DDR4 et DDR5 entre janvier 2018 et janvier 2026.
- G.Skill modifiera ses emballages et ses pages produits pour indiquer clairement que les vitesses annoncées sont des valeurs maximales nécessitant une configuration spécifique.
G.Skill a trouvé un terrain d’entente avec les plaignants d’une action collective intentée aux États-Unis, qui l’accusaient de pratiques publicitaires trompeuses concernant ses barrettes de mémoire pour ordinateurs de bureau. Le litige portait sur la manière dont G.Skill, à l’instar d’autres fabricants, affiche les fréquences d’horloge maximales, telles que DDR4-3200 ou DDR5-6000, sur ses emballages et son site web.
Le cœur du problème réside dans le fait que ces fréquences correspondent à des performances obtenues en overclocking (OC), c’est-à-dire en poussant la mémoire au-delà des spécifications de base définies par le JEDEC, l’organisme responsable des normes de l’industrie. Pour atteindre ces vitesses plus élevées, les utilisateurs doivent activer un profil d’overclocking dans le BIOS de leur carte mère (Intel XMP, AMD EXPO) ou ajuster manuellement les paramètres.
Les plaignants soutenaient que G.Skill ne mettait pas suffisamment en évidence le fait que tous les processeurs et toutes les cartes mères ne sont pas capables d’atteindre les fréquences d’horloge maximales et les latences optimales d’un kit de mémoire donné.
L’accord de règlement s’élève à 2,4 millions de dollars (environ 2 milliards d’euros). Le document officiel de l’accord précise que seuls les résidents américains ayant acheté une mémoire de bureau G.Skill de type DDR4 ou DDR5 entre le 31 janvier 2018 et le 7 janvier 2026 sont éligibles à une indemnisation. Chaque foyer peut réclamer une compensation pour un maximum de cinq kits, sans avoir à fournir de preuve d’achat.
Comme c’est souvent le cas dans les actions collectives aux États-Unis, la plus grande partie du règlement sera versée au cabinet d’avocats principal, Dovel & Luner, qui recevra un tiers du montant total, soit 800 000 $. Des frais administratifs supplémentaires de 295 000 $ sont également prévus, selon des informations rapportées par des médias américains tels que Claim Depot. Il reste donc environ 1,3 million de dollars à répartir entre les participants à l’action collective, ce qui pourrait représenter moins de 10 $ par personne si plus de 130 000 personnes déposent une demande.
Parallèlement à cet accord, G.Skill s’engage à modifier ses pages produits et ses emballages. À l’avenir, les fréquences d’horloge seront précédées de la mention « jusqu’à », et un avertissement sera ajouté : « Nécessite des ajustements d’overclocking/BIOS. La vitesse et les performances maximales dépendent des composants du système, y compris la carte mère et le processeur ».
G.Skill insiste sur le fait que cet accord ne constitue pas un aveu de culpabilité. L’accord indique que « les parties ont convenu d’un règlement afin d’éviter les incertitudes, les charges et les coûts associés à la poursuite de la procédure ». L’accord doit encore être approuvé par un tribunal californien, probablement le 5 juin 2026.
Un développement intéressant est également à noter chez Corsair. Le fabricant a récemment modifié l’emballage de certains de ses kits de mémoire. Comme pour G.Skill, les nouvelles versions affichent désormais la mention « jusqu’à » devant les fréquences d’horloge. D’autres fabricants pourraient suivre cette tendance afin d’éviter toute confusion.