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L’Ukraine et la Russie concluent la deuxième journée de dialogue à Genève sans progrès

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Publié le 2026-02-18 21:21:00. Les négociations diplomatiques entre l’Ukraine et la Russie, relancées à Genève, ont révélé des avancées sur le plan militaire mais des difficultés persistantes concernant les questions territoriales et politiques, notamment autour de la centrale nucléaire de Zaporijia.

  • Les discussions militaires semblent converger vers un accord sur la surveillance d’un éventuel cessez-le-feu, avec une possible participation américaine.
  • La voie politique, impliquant les territoires occupés, la centrale de Zaporijia et d’autres sujets sensibles, se heurte à des divergences profondes.
  • La présence du négociateur russe Vladimir Medinsky, connu pour ses positions maximalistes, complique les perspectives de progrès sur le volet politique.

Après une deuxième journée de pourparlers à Genève, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a fait état de progrès encourageants sur le plan militaire, tout en soulignant la complexité des négociations politiques. Selon lui, les militaires s’accordent sur les modalités de surveillance d’un cessez-le-feu, à condition d’une volonté politique claire.

« Les trois parties ont été constructives sur le plan militaire. Les militaires comprennent fondamentalement comment surveiller un cessez-le-feu et la fin de la guerre, s’il y a une volonté politique. »

Volodymyr Zelensky, président ukrainien

Zelensky a également exprimé son optimisme quant à une possible participation américaine à la supervision d’un éventuel accord, qualifiant cela de « signal constructif ». Il a précisé que son chef d’état-major, Andrei Hnatov, fournirait un compte rendu plus détaillé à son retour.

Cependant, le président ukrainien a reconnu que les discussions sur les questions politiques, notamment les territoires occupés par la Russie, la centrale nucléaire de Zaporijia et d’autres « questions sensibles », sont beaucoup plus ardues. Il a souligné que les positions divergent encore considérablement.

« Du côté militaire, j’ai entendu des progrès ; dans l’arène politique, il y a eu un dialogue : Ils ont convenu d’avancer et de continuer. Je n’ai pas entendu le même niveau de progrès que du côté militaire. »

Volodymyr Zelensky, président ukrainien

Kyrylo Budanov, chef du bureau de Zelensky et participant aux négociations, a annoncé qu’une prochaine réunion se tiendrait « dans un avenir proche ». De son côté, le négociateur russe Vladimir Medinsky a qualifié les discussions de « difficiles mais pratiques ». Cependant, sa présence à la tête de la délégation russe est perçue comme un facteur de complication, Medinsky étant connu pour ses positions intransigeantes et ses revendications maximalistes.

Les territoires ukrainiens occupés par la Russie constituent l’obstacle majeur aux négociations. Kiev propose de geler les lignes de front actuelles comme base pour un cessez-le-feu, tandis que Moscou exige le retrait des forces ukrainiennes du Donbass, y compris des zones qu’elle ne contrôle pas entièrement depuis 12 ans. Washington a suggéré l’établissement d’une zone économique libre dans la région orientale comme possible compromis, mais cette proposition n’a pas rencontré de soutien de part et d’autre.

La question de la centrale nucléaire de Zaporijia, occupée par la Russie depuis le début de la guerre en 2022, est également au cœur des discussions. Cette centrale, qui produisait environ 20% de l’électricité de l’Ukraine, pourrait, selon une proposition américaine, être exploitée conjointement par l’Ukraine, les États-Unis et la Russie, avec un partage des bénéfices économiques. Kyiv considère cette idée comme une légitimation de l’occupation russe.

Des représentants du Royaume-Uni, de la France, de l’Allemagne et de l’Italie étaient présents à Genève et ont eu des entretiens avec la délégation ukrainienne en marge des pourparlers trilatéraux. Zelensky a insisté sur la nécessité d’une participation européenne à tout accord définitif, et a annoncé son intention de consulter les partenaires européens dès son retour à Kiev.

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