Publié le 24 mars 2024. L’augmentation inquiétante du nombre d’enfants sans abri à Bruxelles alerte les organisations de défense des droits de l’enfant, alors que la fermeture imminente du refuge d’hiver menace de laisser des familles à la rue.
- En 2024, on comptait 1 678 personnes sans abri à Bruxelles, sur un total de 9 777 en Belgique.
- Le nombre de familles se voyant refuser un hébergement a augmenté, et certaines ne sollicitent plus d’aide, rendant les statistiques incomplètes.
- La fermeture du refuge d’hiver à la fin du mois prochain privera 285 personnes, dont de nombreux enfants, d’un abri.
Les organisations de défense des droits de l’enfant tirent la sonnette d’alarme face à une situation qui se dégrade à Bruxelles. Elles soulignent que même lorsque les enfants ne dorment pas directement dans la rue, des solutions d’hébergement précaires – comme les canapés d’amis, les voitures ou les squats – sont inacceptables et mettent en péril leur sécurité, leur santé et leur développement.
Selon les chiffres les plus récents, disponibles fin 2024, 1 678 personnes se retrouvent sans domicile fixe à Bruxelles, représentant une part significative des 9 777 personnes sans abri recensées à l’échelle de la Belgique. Les associations craignent que ce nombre soit en réalité plus élevé, car de plus en plus de familles se voient refuser un hébergement d’urgence. Elles notent également que certaines familles, découragées ou craignant les démarches administratives, ne demandent plus d’aide et échappent ainsi aux statistiques officielles.
La situation risque de s’aggraver avec la fermeture du refuge d’hiver bruxellois à la fin du mois prochain. Cette fermeture entraînera la suppression de 285 places d’hébergement, laissant potentiellement 285 personnes, dont un nombre important d’enfants, sans solution de logement à partir du 1er avril. Les organisations insistent sur le fait que toute forme de précarité en matière de logement est préjudiciable au bien-être des enfants.
Les organisations de défense des droits de l’enfant rappellent que le simple fait de ne pas disposer d’un logement stable constitue un risque majeur pour les enfants, même lorsqu’ils ne dorment pas à la rue. Elles soulignent les dangers liés à des situations d’hébergement temporaires et insalubres, qui peuvent avoir des conséquences graves sur leur santé physique et mentale, ainsi que sur leur parcours scolaire.