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Renée Wye | École supérieure de commerce de Stanford

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Publié le 2024-02-29 14:35:00. Ancienne consultante chez Boston Consulting Group, Renée Wye a réorienté sa carrière vers la santé mentale, convaincue que l’innovation technologique, notamment l’intelligence artificielle, peut lever les obstacles à l’accès aux soins, en particulier dans des cultures où la stigmatisation reste forte.

  • Renée Wye a été témoin des disparités dans l’accompagnement des personnes souffrant de troubles mentaux et de maladies graves, ce qui a motivé son engagement.
  • Son parcours, jalonné de bénévolat et d’initiatives au sein de BCG, l’a conduite à poursuivre un MBA à Stanford pour développer des solutions innovantes.
  • Elle explore actuellement l’utilisation de l’IA pour le diagnostic précoce et la prévention en santé mentale, avec un intérêt particulier pour les populations âgées et la génération Z.

L’engagement de Renée Wye en faveur de la santé mentale trouve ses racines dans son expérience personnelle. Grandissant à Singapour, elle a observé les difficultés rencontrées par un ami atteint de troubles bipolaires et un oncle luttant contre le cancer. Elle a rapidement constaté un contraste frappant dans la qualité du soutien reçu par chacun d’eux. « Les services de santé mentale à Singapour souffrent d’un manque criant de personnel et de financement », explique-t-elle. « Je veux contribuer à changer cette situation. »

Dès son adolescence, Renée Wye s’est investie dans le bénévolat. Elle a collaboré avec l’Institut de santé mentale de Singapour et organisé des collectes de fonds pour le Mouvement pour les handicapés intellectuels de Singapour (Singapore Association for Mental Health). Cette dynamique s’est poursuivie à l’université, où elle a mobilisé ses camarades et collègues pour soutenir des organisations telles que le Migrant Workers’ Centre et les centres d’activités pour seniors du Singapore Community Development Council.

En tant que consultante chez Boston Consulting Group (BCG), elle a créé AccessAbility@BCG en Asie du Sud-Est, un groupe de ressources pour les employés visant à promouvoir l’inclusion des personnes handicapées, notamment en matière de santé mentale et de neurodiversité. Elle a également dirigé Women@BCG en Asie du Sud-Est. Cependant, c’est à l’occasion d’un projet de formation numérique pour le gouvernement de Singapour qu’elle a pris conscience de l’impact direct qu’elle pouvait avoir sur la vie des gens.

« J’ai adoré échanger avec les participants », se souvient-elle. « Une infirmière, craignant de ne plus pouvoir exercer en raison de contraintes physiques, m’a confié que le cours lui avait permis de se réorienter et de maintenir son indépendance financière. Des témoignages comme celui-ci m’ont convaincue que je voulais consacrer ma carrière à aider les autres à s’épanouir. »

Son arrivée à Stanford Graduate School of Business (GSB) a marqué un tournant. Initialement, elle envisageait de retourner chez BCG pour poursuivre ses efforts en matière de diversité et d’inclusion. Mais l’ambition de ses camarades de classe l’a inspirée à viser plus haut. « Ils m’ont fait rêver plus grand », confie-t-elle.

Aujourd’hui, Renée Wye explore les possibilités offertes par l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé mentale. Elle s’intéresse notamment au diagnostic précoce et aux soins préventifs, en particulier dans des contextes culturels où la stigmatisation entrave l’accès aux soins. « Nous pourrions envisager le phénotypage numérique, basé sur des données objectives, plutôt que l’auto-évaluation subjective, pour détecter les signes de détresse psychologique », explique-t-elle. Elle cible plus particulièrement les populations âgées, en raison du vieillissement démographique, et la génération Z, plus ouverte aux nouvelles technologies.

« Pour réaliser de grandes choses, vous devez comprendre les autres afin que les gens vous fassent confiance et soient prêts à soutenir votre vision. »

Renée Wye

L’influence de sa mère, une personne généreuse et engagée, a également joué un rôle déterminant dans son parcours. « Ma mère m’a appris que la contribution ne dépend pas des ressources, mais de l’engagement », souligne-t-elle. « Je me souviens encore de nos week-ends passés dans une cuisine industrielle, à préparer des légumes pour une soupe populaire. Sa générosité et son empathie m’ont profondément marquée. »

Elle souligne également l’importance du mentorat, citant ses anciens managers chez BCG comme des figures inspirantes. Elle s’efforce d’adopter leur approche bienveillante et leur générosité dans son propre leadership.

Actuellement, Renée Wye dirige le Women in Management Club au GSB et organise un voyage d’études en Corée du Sud axé sur l’innovation et la longévité en matière de santé numérique. Elle considère que ces expériences lui permettent de créer du lien et de nourrir sa curiosité. Elle a trouvé le cours Liberté, démocratie et capitalisme particulièrement stimulant, bien que la politique américaine lui soit un domaine nouveau.

En dehors de ses études, elle s’est lancée dans l’apprentissage du golf, un sport qu’elle décrit comme « amusant et frustrant », mais qui lui enseigne la discipline et la persévérance.

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