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Australia news – Ellyse Perry’s career a story of evolution as another milestone nears

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Adélaïde accueillera samedi un moment historique du cricket féminin : Ellyse Perry deviendra la première joueuse australienne à disputer 350 matchs internationaux dans toutes les disciplines, lors du troisième match T20 contre l’Inde. Une carrière exceptionnelle, marquée par une capacité constante à se réinventer, qui témoigne de l’évolution du cricket féminin.

À 35 ans, Perry se projette vers un autre record : devenir la joueuse la plus capée au monde d’ici avril, dépassant ainsi Harmanpreet Kaur (Inde) et Suzie Bates (Nouvelle-Zélande). Son parcours, débuté en 2007 alors qu’elle était une prodige polyvalente, est une illustration de cette adaptation permanente.

L’évolution de Perry est particulièrement frappante. Jusqu’en 2013, lors de la Coupe du Monde ODI en Inde, elle ouvrait régulièrement l’attaque et évoluait souvent en position de n°9 au classement des batteuses. Douze ans plus tard, lors de la Coupe du Monde dans le même pays, elle affichait une moyenne de 35 en tant que batteuse n°3, sans lancer un seul ballon.

« J’aime ne pas être la même personne, ni la même joueuse, pendant de longues périodes, » a confié Perry à l’agence AAP. « J’ai toujours aimé les deux aspects du jeu. J’ai grandi en jouant au cricket en club, en battant et en lançant. Et quand j’allais à l’entraînement avec mon père, j’avais toujours une batte et un ballon. » Elle ajoute : « Toutes ces différentes périodes et opportunités de grandir et de changer ont rendu ma carrière tellement enrichissante et m’ont donné beaucoup de motivation. »

Si Perry a moins souvent utilisé son talent de lanceuse ces dernières années, elle reste la meilleure marqueuse de wickets de l’équipe australienne dans tous les formats, avec 331 prises. Son passage au milieu de l’ordre des batteuses, à la fin de 2013, a été tout aussi significatif, culminant avec un double-siècle lors d’un Ashes.

Sa capacité d’adaptation s’est également manifestée en T20, où elle a considérablement augmenté son taux de frappe, passant d’une période où elle était parfois laissée sur la touche en 2022 à un taux supérieur à 130 ces dernières années.

Perry souligne l’essor rapide du cricket féminin au cours de sa carrière, mais insiste sur le caractère progressif de sa propre transformation. Elle explique : « Le fait de frapper est probablement un ensemble de compétences plus mature. Il faut tellement apprendre sur soi-même et sur la façon dont on gère ses émotions quand on a un casque sur la tête et qu’on est seul au milieu. On apprend à gérer toutes les pensées et les émotions, ainsi que les circonstances du jeu et ce qu’il faut faire ensuite. »

Elle ne perçoit pas cette évolution comme un changement radical, mais plutôt comme une « progression graduelle » qui se confirme par la constance et les résultats. « On finit par avoir une idée précise de qui on est en tant que batteuse et de la façon dont on aborde le jeu, » précise-t-elle.

La question se pose alors de savoir si Perry envisage toujours un avenir en tant que lanceuse au cricket international. Elle a lancé seulement 33 overs pour l’Australie dans tous les formats au cours des deux dernières années et n’a pas effectué son quota complet lors d’un match international depuis 2020. « J’espère bien, » répond-elle. « Je passe encore beaucoup de temps à travailler dessus, à lancer à l’entraînement et à essayer d’évoluer et de développer ma façon de faire. C’est toujours la façon dont j’ai joué au cricket. J’aime beaucoup les deux facettes du jeu. Tant que je jouerai, je veux toujours travailler dessus. »

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