Plus de 1 000 chantiers de construction à Mumbai ont reçu un ordre d’arrêt de travaux dans le cadre d’une campagne gouvernementale visant à améliorer la qualité de l’air. Près de 88 % des projets en cours sont visés par des poursuites pour non-respect des normes environnementales, a annoncé mardi la ministre de l’Environnement, Pankaja Munde.
Entre octobre 2025 et janvier 2026, les autorités ont émis 1 047 avis d’arrêt de travaux et 1 981 demandes de justification aux entreprises ne respectant pas les réglementations en matière de poussière et de pollution. Sur les 2 224 projets de construction actifs dans la ville, 1 952 ont installé des capteurs de qualité de l’air à faible coût, tandis que les autres ont fait l’objet de sanctions.
Le 16 janvier seulement, 678 chantiers ont été contraints de suspendre leurs activités en raison de l’absence de capteurs obligatoires. « Nous suivons une matrice d’escalade stricte pour les contrevenants, » a déclaré Munde dans une réponse écrite concernant les niveaux de qualité de l’air. « Les projets de construction qui ne respectent pas les directives d’atténuation des poussières reçoivent d’abord une notification formelle, suivie d’un avis de justification, puis d’un ordre d’arrêt des travaux s’ils restent non conformes. »
La ministre a affirmé que la qualité de l’air à Mumbai restait globalement dans les catégories « satisfaisante » (51-100) et « modérée » (101-200). Elle a réfuté l’existence d’une crise de santé publique, citant des rapports de la Brihanmumbai Municipal Corporation (BMC) et de la Navi Mumbai Municipal Corporation (NMMC) qui n’ont fait état d’aucun impact négatif sur la santé des populations vulnérables, telles que les enfants et les personnes âgées, lors des fluctuations de la qualité de l’air.
Dans le cadre de cette opération de contrôle renforcée, les 25 équipes mobiles de la BMC, déployées au niveau des quartiers, ont ciblé le transport illégal de débris, infligeant plus de 121 000 roupies (environ 1 400 euros) d’amendes au cours des quatre derniers mois. Pour lutter contre le problème persistant de la poussière, les autorités ont également déployé 126 camions-citernes et 25 brumisateurs, nettoyant plus de 14 408 kilomètres de routes.