À l’approche de la Coupe du monde 2026, les équipementiers Nike et Adidas redéfinissent les codes vestimentaires du football en fusionnant les maillots officiels avec les tendances du streetwear et des pièces d’archives.
Cette année, les collections s’éloignent des ensembles traditionnels composés de shorts et de chaussettes assortis pour proposer des looks hybrides, conçus pour être portés hors du terrain. Nike a illustré cette tendance via un court-métrage mettant en scène Virgil van Dijk, William Saliba et Cole Palmer, qui arborent leurs maillots avec des jeans, des baskets et des pantalons cargo. De même, Ronald Araújo a présenté le maillot domicile de l’Uruguay accompagné d’une veste oversize, de pantalons larges et d’accessoires argentés imposants.
Adidas a poussé cette démarche plus loin lors d’un événement organisé à Los Angeles, où des mannequins et des célébrités, dont Kendall Jenner et Damson Idris, ont stylisé des maillots extérieurs avec des micro-shorts, du denim usé ou des pantalons évasés. Cette stratégie vise à démontrer comment les supporters peuvent intégrer les couleurs de leur équipe dans leur quotidien.
« Les mondes du streetwear, de la musique, de la mode et de la culture convergent dans le football en tant que passion universelle partagée à travers le monde. »
Sam Handy, responsable mondial du football chez Adidas
La collection streetwear d’Adidas Originals, lancée le 2 avril 2026, marque également un tournant historique avec le retour du logo Trèfle sur les maillots extérieurs officiels. Dévoilé le 19 mars à Los Angeles, ce symbole fait son retour après 36 ans d’absence. La gamme inclut également des adaptations urbaines de chaussures iconiques, telles que la Megaride F50, version citadine de la botte de vitesse, et la Predator Sala, héritière du modèle de 1994.
Par ailleurs, Jordan a lancé une collection streetwear dédiée au Brésil pour le Mondial 2026. Cette ligne, centrée sur une palette vibrante de bleu et de jaune, fusionne l’héritage du football avec la culture du basketball.
Cette évolution s’inscrit dans la lignée de la sous-culture des « Casuals » apparue au Royaume-Uni dans les années 1970. À l’époque, les supporters délaissaient les couleurs intégrales de leur club au profit de vêtements de tous les jours, comme des polos ou des vestes en denim de marques telles que Fila, Lacoste, Stone Island ou Fred Perry.