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“Crime 101” Movie Review | The New Yorker

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Los Angeles sert de décor à une exploration captivante des motivations et des compromis dans le nouveau film policier « Crime 101 ». Le long-métrage, qui s’inspire des classiques du genre, dépeint un réseau complexe de personnages liés par le crime, le travail et une solitude persistante.

Au cœur de l’intrigue se trouve Davis, un criminel dont les actions suscitent une étrange fascination chez Lou, le policier chargé de le traquer. Cette ambivalence, souligne le film, est un écho de la complexité humaine et des liens inattendus qui peuvent se tisser entre les opposants. Sharon, une courtière d’assurance, se retrouve quant à elle malgré elle entraînée dans cette spirale, enquêtant sur une réclamation déposée par Sammy Kassem, un bijoutier victime d’un cambriolage perpétré par Davis.

Le film explore les dynamiques professionnelles et personnelles de ses protagonistes. Sharon, après des années d’attente, se heurte à un plafond de verre dans son entreprise, victime de l’âgisme et du sexisme. Lou, de son côté, est confronté à la corruption au sein du département de police de Los Angeles, qui compromet même sa confiance envers son propre partenaire, Corey Hawkins. Davis, enfin, voit son intégrité menacée par son complice de longue date, Money (Nick Nolte), qui fait appel à Ormon (Barry Keoghan), un homme de main imprévisible et violent.

L’apparition d’Ormon, décrit comme une force chaotique, injecte une dose de tension extrême dans le récit. « On a envie qu’il meure dès qu’il apparaît », témoigne l’atmosphère pesante qu’il dégage. Son comportement erratique et brutal contraste avec le professionnalisme et la compassion subtile que manifestent Davis, Lou et Sharon.

Le réalisateur s’inspire ouvertement de l’esthétique et des thèmes abordés dans des films tels que « Heat » (1995) et « Collateral » (2004) de Michael Mann, notamment à travers des plans nocturnes hypnotiques des autoroutes de Los Angeles, véritables « rivières de lumière » rouge et blanche. La photographie d’Erik Alexander Wilson, avec ses nuances métalliques, et la bande originale de Blanck Mass, au rythme effréné, contribuent à créer une ambiance immersive et angoissante. Les scènes de poursuite, d’un réalisme saisissant, privilégient l’impact émotionnel à la spectacularisation.

« Crime 101 » se distingue également par sa réflexion sur le travail et ses implications. Les personnages principaux, qu’ils soient criminels ou forces de l’ordre, sont dépeints comme des détectives à leur manière, animés par une fierté professionnelle et une détermination à bien faire leur travail. Le film, à l’instar de nombreuses œuvres de Michael Mann, interroge les satisfactions et les frustrations liées à l’exercice de leur métier.

Une rencontre fortuite dans un studio de yoga, un cliché californien assumé, offre un moment de répit dans cette intrigue tendue, illustrant la complexité des relations humaines et les coïncidences inattendues qui jalonnent le récit. Le film, selon certains critiques, propose une relecture plus nuancée et moins artificielle du Los Angeles dépeint dans « Crash » (2005), où les personnages se croisent et se recroisent de manière excessivement forcée.

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