Publié le 23 février 2026 à 13h39. Kim Jong Un a été reconduit à son poste de secrétaire général du Parti des travailleurs de Corée, lors d’un congrès qui renforce son emprise sur le pays et laisse entrevoir une poursuite du développement de son programme nucléaire.
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a été réélu sans surprise secrétaire général du Parti des travailleurs de Corée, a annoncé lundi l’agence de presse officielle KCNA. Cette décision intervient au quatrième jour du 9e Congrès du parti.
« L’élection du chef du Parti des travailleurs coréens, qui assumera la grande responsabilité de conduire l’État et le peuple à la victoire dans la cause socialiste, est de la plus haute importance dans le travail du Congrès du Parti », a déclaré KCNA, citant la décision du congrès.
Selon l’agence de presse, le congrès a statué sur l’élection de Kim Jong Un « conformément à la volonté inébranlable et aux aspirations unanimes de tous les délégués, des millions de membres du parti, de tout le peuple, des cadres et des soldats de l’Armée populaire pour le développement du Parti des travailleurs de Corée et la prospérité du pays ».
Le congrès, qui se tient tous les cinq ans, est un événement politique majeur destiné à consolider l’autorité du régime et peut servir de tribune pour annoncer des changements de politique ou des remaniements au sein de la direction. Lors de ce congrès, 138 candidats ont été élus au 9e Comité central du Parti des travailleurs de Corée, avec l’approbation unanime des délégués. De plus, 111 membres suppléants ont été désignés selon les procédures établies.
Depuis le précédent congrès en 2021, Pyongyang a continué de développer son arsenal nucléaire et a procédé à de multiples essais de missiles balistiques intercontinentaux, en violation des interdictions du Conseil de sécurité des Nations unies. L’économie du pays reste fragile, confrontée à des pénuries alimentaires chroniques et à des sanctions internationales.
Lors de son discours d’ouverture, Kim Jong Un a promis d’améliorer le niveau de vie de la population, reconnaissant ainsi les difficultés économiques auxquelles le pays est confronté. Il a également souligné la nécessité de renforcer la dissuasion militaire du pays, notamment ses forces nucléaires.