Publié le 2025-10-20 11:17:00. Alors que les tensions grimpent à Gaza suite à des frappes israéliennes en réponse à de présumées violations du cessez-le-feu par le Hamas, les efforts diplomatiques s’intensifient. Le mouvement palestinien nie toute rupture de trêve, accusant Israël de provocation.
- Le Hamas rejette le désarmement et propose une période de transition sous sa gouvernance.
- Israël et les États-Unis s’opposent fermement à un tel scénario.
- Le Hamas cherche à projeter une image de fermeté en réprimant d’autres groupes armés.
Dans une analyse quotidienne des conflits, l’expert militaire Egidijus Papečkys souligne que le Hamas a riposté par des frappes aériennes. Les pourparlers diplomatiques menés par les États-Unis, l’Égypte, le Qatar et la Turquie visent à désamorcer la situation. Les dirigeants politiques du Hamas basés au Qatar ont affirmé qu’il n’y avait pas eu de violations du cessez-le-feu de leur part, qualifiant les actions israéliennes de provocation. Ils ont également exprimé leur refus de désarmer, arguant qu’aucun accord n’a été trouvé quant à la destination des armes.
Egidijus Papečkys met en lumière la volonté du Hamas d’instaurer une période de transition de trois à cinq ans, durant laquelle le mouvement continuerait à gouverner Gaza. Selon l’analyste, une telle période permettrait au Hamas de se renforcer, de contrôler les élections futures et de rétablir la situation telle qu’elle était avant les attaques du 7 octobre. Il est entendu que ni Israël ni les États-Unis ne sauraient accepter un tel scénario.
Le Hamas renforce son autorité à Gaza
Par ailleurs, le Hamas a procédé à des exécutions publiques de membres d’autres factions armées plus petites, justifiant ces actes comme une mesure de lutte contre des gangs criminels. L’expert militaire Egidijus Papečkys estime cependant que cette démonstration de force vise à redorer l’image du mouvement et à affirmer son contrôle sur Gaza.
« Je n’ai aucun doute sur le fait qu’il y avait effectivement des criminels parmi les personnes tuées, mais en réalité le Hamas essaie de corriger son image ternie et de montrer sa « main dure », pour démontrer qu’il contrôle la situation et ne permettra à personne d’autre de prendre le pouvoir à Gaza »
Egidijus Papečkys, expert militaire
Donald Trump maintient que le cessez-le-feu est toujours en vigueur
Il est rappelé que Donald Trump, alors président des États-Unis, avait affirmé dimanche que le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza restait d’actualité. Ces déclarations faisaient suite à des frappes israéliennes d’envergure dans l’enclave, en réponse à de présumées violations de la trêve par le Hamas.
Dimanche, Israël avait mené des dizaines d’attaques contre des positions du Hamas dans le sud de Gaza, déclarant que le groupe islamiste avait ciblé ses troupes, en « violation flagrante » du cessez-le-feu d’une semaine négocié précédemment. Interrogé par des journalistes, Donald Trump avait répondu positivement à la question de savoir si la trêve était toujours en vigueur, attribuant les violations à des « rebelles » plutôt qu’au Hamas.
« Nous voulons nous assurer que tout se passera de manière très pacifique avec le Hamas. Cela sera traité de manière stricte, mais appropriée. »
Donald Trump, président des États-Unis
Selon l’agence de défense civile de Gaza, au moins 45 personnes auraient perdu la vie dans les frappes israéliennes.