Publié le 18 février 2026. L’organisation de six matchs de la Coupe du monde de football à Toronto s’accompagne d’un dépassement de budget considérable, tandis que des dépenses jugées extravagantes, comme l’achat massif de préservatifs et de lubrifiant, suscitent l’indignation.
- Le coût total de l’accueil de six matchs de la Coupe du monde à Toronto est désormais estimé à 380 millions de dollars, soit 750 % de plus que le budget initial.
- La Ville de Toronto a commandé plus de 600 000 préservatifs et 200 000 sachets de lubrifiant pour un coût total de 200 000 dollars, une dépense qualifiée d’inappropriée par les critiques.
- Les contribuables sont également amenés à financer des privilèges importants pour les « VIP » et « VVIP » de la FIFA, incluant des fermetures de routes et des services de conciergerie personnalisés.
Les dépenses liées à l’organisation de la Coupe du monde de la FIFA à Toronto continuent de susciter la controverse, avec un dépassement de budget qui atteint désormais des proportions alarmantes. Initialement estimé entre 30 et 45 millions de dollars, le coût de l’accueil de six matchs au BMO Field a grimpé à 380 millions de dollars, soit une augmentation de 750 %. Cette situation a provoqué une vague d’indignation, notamment en raison de dépenses jugées superflues et d’un manque de transparence dans l’allocation des fonds publics.
Parmi les dépenses les plus controversées, on compte une commande massive de préservatifs et de lubrifiant. Les autorités sanitaires de Toronto ont en effet passé une commande de plus de 600 000 préservatifs et 200 000 sachets de lubrifiant, pour un coût total de 200 000 dollars. Une dépense que Noah Jarvis, directeur pour l’Ontario de la Fédération canadienne des contribuables, qualifie d’« inacceptable ». « C’est le genre de projets de loi que l’on s’attend à voir de la part de Hugh Hefner – et non de la mairie », a-t-il déclaré.
Au-delà de ces dépenses spécifiques, les contribuables sont également amenés à financer des privilèges importants pour les personnalités de la FIFA. Des contrats révèlent que le gouvernement doit modifier les procédures d’immigration, de douane et de sécurité pour faciliter le séjour des « VIP » et « VVIP ». Ces derniers bénéficieront notamment de zones de prise en charge dédiées à l’aéroport, de salles d’attente privées, d’un service de collecte de bagages personnalisé, d’un parking VIP et même de fermetures de routes et de cortèges de police aux frais des contribuables.
La mairesse de Toronto, Olivia Chow, a récemment augmenté la taxe d’hébergement municipale de 41,7 % afin de financer en partie ces dépenses. Cette décision a été critiquée par l’Association des hôtels du Grand Toronto, qui craint une perte de compétitivité. Selon un récent sondage, 56 % des Ontariens s’opposent au financement public de la Coupe du monde. Les contribuables sont déjà sollicités à hauteur de 178,7 millions de dollars pour l’événement, auxquels s’ajoutent les contributions des gouvernements provincial (97 millions de dollars) et fédéral (104,3 millions de dollars). La situation à Vancouver, qui accueillera sept matchs, est également préoccupante.
Noah Jarvis est directeur pour l’Ontario de la Fédération canadienne des contribuables.