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La plupart des cancers évitables sont associés à deux habitudes de vie

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Publié le 7 février 2026 15:31:00. Plus d’un tiers des cancers diagnostiqués dans le monde pourraient être évités en agissant sur des facteurs de risque liés au mode de vie, selon une analyse approfondie de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le tabagisme et la consommation d’alcool figurent en tête de liste des causes évitables.

  • Plus de 19 millions de nouveaux cas de cancer ont été recensés en 2022, dont 38 % sont liés à des facteurs de risque modifiables.
  • Le tabagisme est le principal facteur de risque évitable, responsable d’environ 15 % des nouveaux cas de cancer en 2022.
  • La consommation d’alcool est le deuxième facteur évitable le plus important, associé à environ 700 000 nouveaux cas de cancer chaque année.

Une part significative des cancers est donc potentiellement évitable grâce à des mesures de prévention ciblées, selon l’OMS. L’étude, publiée dans la revue Nature Medicine, met en évidence l’importance d’interventions médicales appropriées, de changements de comportement et de la réduction de l’exposition aux facteurs de risque environnementaux et professionnels.

L’analyse de l’OMS révèle que les cancers du poumon, de l’estomac et du col de l’utérus représentent à eux seuls près de la moitié des cas évitables. Les infections, notamment celles causées par des souches oncogènes du virus du papillome humain (VPH), sont également un facteur important, en particulier chez les femmes, où elles sont liées à une proportion significative des cancers du col de l’utérus. Malgré l’existence d’un vaccin préventif, la couverture vaccinale reste insuffisante dans de nombreuses régions du monde.

Outre le tabagisme et l’alcool, d’autres facteurs de risque modifiables ont été identifiés, tels qu’un indice de masse corporelle (IMC) élevé, un manque d’activité physique, la consommation de tabac sans fumée, l’allaitement maternel insuffisant ou prématuré, l’exposition aux rayons ultraviolets (UV) et à certains agents infectieux, ainsi que l’exposition à plus de dix types différents de facteurs de risque professionnels. La pollution de l’air, quant à elle, est un facteur préoccupant, en particulier en Asie de l’Est où elle est liée à 15 % des cas de cancer du poumon chez les femmes, et en Afrique du Nord et en Asie occidentale, où elle est responsable d’environ 20 % des cas chez les hommes.

Les auteurs de l’étude soulignent la nécessité d’une approche personnalisée pour la prévention du cancer, en tenant compte des différences entre les pays et les groupes de population. Une meilleure compréhension de ces variations permettrait de cibler plus efficacement les interventions et de prévenir un nombre plus important de cas de cancer avant même qu’ils ne se développent.

Pour plus d’informations sur l’étude de l’OMS, vous pouvez consulter le rapport complet de l’ONU et l’article publié dans Nature Medicine.

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