Des journées sans fin sous le soleil de minuit aux longues nuits polaires, le rapport entre la lumière et les populations du Grand Nord est unique. Ce phénomène, dicté par l’inclinaison de la Terre, influence non seulement les paysages, mais aussi le bien-être des habitants.
Dans certaines régions du monde, l’été se prolonge en une succession de jours ensoleillés. La Norvège, en particulier, connaît une lumière continue du milieu du mois d’avril jusqu’en août, ce qui lui a valu le surnom de « Pays du soleil de minuit ». Plus au nord, sur l’archipel du Svalbard, ce phénomène est particulièrement marqué. Reykjavík, en Islande, bénéficie quant à elle de près de 24 heures de lumière en été, avec seulement quelques heures de crépuscule. Le nord de la Suède, notamment la ville de Kiruna, et la Laponie finlandaise, offrent également des journées ensoleillées de 24 heures pendant plus de deux mois. Aux États-Unis, Fairbanks, en Alaska, connaît un mois complet de soleil de minuit pendant le solstice d’été.
Ces particularités sont dues à la proximité de ces lieux avec le cercle polaire arctique, où l’inclinaison de la Terre crée ces longues périodes de clarté. Mais l’absence de soleil a aussi son revers : la nuit polaire. Ce phénomène se produit dans les régions situées au-dessus du cercle arctique et au-dessous du cercle antarctique, où le soleil reste sous l’horizon pendant des périodes prolongées, allant de quelques jours à plusieurs mois.
La Norvège, la Finlande et certaines parties de l’Alaska connaissent ainsi des périodes importantes sans soleil direct, notamment pendant les mois d’hiver. À Tromsø, en Norvège, la nuit polaire s’étend de fin novembre à mi-janvier, durant laquelle le soleil ne se lève pas. Plus à l’est, Rovaniemi, en Laponie finlandaise, connaît plus de 51 jours sans soleil en hiver. Et à Utqiagvik, en Alaska (anciennement Barrow), la ville la plus au nord de l’État, l’obscurité règne pendant environ 67 jours durant les mois d’hiver.
Si aucun pays n’est totalement privé de soleil toute l’année, ces régions spécifiques connaissent des adaptations environnementales et culturelles uniques face à ces cycles extrêmes de lumière et d’obscurité. L’impact de ces variations sur le moral des populations est notable. Il y a quelques années, une habitante de Suède confiait dans un bar d’hôtel : « La période sombre rend mes compatriotes déprimés. »
Le manque de lumière peut effectivement favoriser la tristesse et la déprime. Les rayons du soleil sont perçus comme une source d’espoir et de bien-être. C’est pourquoi, avec l’arrivée de l’hiver et de l’obscurité, de nombreux habitants de ces régions cherchent à retrouver la lumière en voyageant vers des destinations ensoleillées, comme l’Espagne, les îles grecques, les plages de la Méditerranée, Israël ou la Floride. Ces lieux attirent par leurs plages, leurs expériences culturelles et leurs opportunités de vacances.
Quoi qu’il en soit, il est important de se souvenir que les rayons du soleil sont toujours présents, même lorsqu’ils sont cachés. Ils continuent d’éclairer la création et d’apporter lumière et espoir.
Scientifiquement, le Soleil s’est formé il y a environ 4,6 milliards d’années, suite à l’effondrement gravitationnel de la matière au sein d’un vaste nuage moléculaire. Selon le récit biblique de la Genèse (1:16-19), le soleil, la lune et les étoiles ont été créés le quatrième jour, pour éclairer la Terre et régir le jour et la nuit. Ce jour de création, impliquant la lumière créatrice, est souvent désigné comme la « plus grande lumière ».