Publié le 12 février 2026. La série télévisée « L’Arbre de Vie », qui retrace l’histoire de la protection de l’environnement dans le plateau tibétain, a suscité un écho profond en Chine, au point de contribuer à la création officielle de la réserve naturelle de Bolamulla, un lieu inspiré par le récit fictionnel.
- La série a nécessité 188 jours de tournage, dans des conditions climatiques extrêmes, avec des altitudes atteignant 4 800 mètres.
- Le réalisateur Li Xue a insisté sur l’importance de recueillir des témoignages authentiques auprès des patrouilleurs de montagne et des habitants du Qinghai.
- La série a coïncidé avec la mise en œuvre d’une nouvelle réglementation chinoise sur les réserves naturelles.
L’histoire de « L’Arbre de Vie » s’inspire de la région de Hoh Xil, située dans la province du Qinghai. Dans les années 1990, cette zone était ravagée par le braconnage. Aujourd’hui, grâce aux efforts de conservation, elle a retrouvé une verdure luxuriante. La série suit l’évolution de cette région sur près de trente ans, reflétant les enjeux de la protection écologique au Qinghai.
Qiupei Tashi, directeur de la station de conservation du lac Zhuonai, a partagé des souvenirs personnels qui ont nourri le récit :
« Zhaba Dorje est mon père et Suonandajie est mon oncle. Les histoires de la pièce sont les expériences de vie de mes pères que j’ai recueillies au cours des 20 dernières années. »
Qiupei Tashi, directeur de la station de conservation du lac Zhuonai
Le réalisateur Li Xue a souligné l’importance de la vérité dans la création de la série. Après avoir commencé à collecter des témoignages en 2019, il a présenté un premier jet de scénario de 110 000 mots au réalisateur Kong Sheng en mai 2024. Ce dernier lui a demandé de s’immerger davantage dans la réalité locale :
« Les traces de fabrication sont trop fortes ! Si vous ne vous plongez pas dans ce pays pour le ressentir, posez de vraies questions et laissez-les dire la vérité, le drame sera faux. »
Kong Sheng, réalisateur
Li Xue a alors entrepris un nouveau voyage au Qinghai, où il a rencontré des responsables locaux, des membres de l’équipe de patrouille de montagne et des habitants. Il a visité l’ancienne résidence de Sonamdajie, un lieu figé dans le temps, qui a inspiré une scène clé de la série. Un arbre présent dans la cour de cette maison a été reproduit dans la série, symbolisant l’héritage et la continuité.
Les conditions de tournage ont été particulièrement difficiles, avec des altitudes élevées et des températures extrêmes. Les acteurs, dont Yang Zi, Hu Ge et Mei Ting, ont dû relever des défis physiques importants pour rendre les scènes plus réalistes. L’équipe de tournage a également cherché à reproduire fidèlement les éléments naturels, comme le vent, la neige et le sable.
L’engagement de l’équipe de tournage a été salué par les téléspectateurs, qui ont exprimé leur gratitude sur les réseaux sociaux. Certains ont même souligné que le vent de Hoh Xil semblait résonner à travers la série. La série a également contribué à sensibiliser le public aux enjeux de la protection de l’environnement et à la nécessité de préserver le plateau tibétain.
Li Xue a expliqué que les drames sur la protection de l’environnement sont particulièrement complexes à écrire, car ils mettent en lumière les contradictions entre le développement économique et la préservation de la nature. Il a souligné que la série a cherché à montrer les dilemmes auxquels sont confrontés les habitants du Qinghai, qui doivent concilier leurs besoins économiques avec la protection de leur environnement.
« La protection de l’écologie ne dépend pas en grande partie de ce que vous faites, mais de ce que vous ne faites pas. »
Li Xue, réalisateur
La série a également mis en lumière les sacrifices consentis par les membres de l’équipe de patrouille de montagne, qui ont consacré leur vie à la protection de Hoh Xil. Li Xue a déclaré qu’il était tard pour rendre hommage à ces héros anonymes, mais qu’il espérait que la série contribuerait à faire connaître leur histoire. Il a également exprimé l’espoir que « L’Arbre de Vie » restera gravé dans la mémoire du public comme un témoignage de la beauté et de la fragilité du plateau tibétain.