Publié le 2025-11-06 19:08:00. Les revenus de la Formule 1 ont enregistré une légère hausse de 0,9 % au troisième trimestre 2025, atteignant 869 millions de dollars américains, malgré une course de moins par rapport à l’année précédente. Cette performance est notamment soutenue par la croissance des activités d’hospitalité et de licence, tandis que le résultat opérationnel affiche une nette progression.
- Les revenus globaux de la F1 s’élèvent à 869 millions de dollars, soit une augmentation de 0,9 % sur un an.
- Le résultat opérationnel a grimpé de 13 % pour atteindre 168 millions de dollars.
- Le MotoGP, désormais consolidé dans les comptes de Liberty Media, a généré 169 millions de dollars de revenus et 26 millions de dollars de bénéfice opérationnel pour son premier trimestre sous la nouvelle égide.
La légère progression des revenus de la Formule 1 est d’autant plus remarquable qu’un Grand Prix a été annulé durant le troisième trimestre de cette année. Par conséquent, les revenus primaires, qui englobent la promotion des événements, les droits médias et le sponsoring, ont subi une baisse de 20 millions de dollars par rapport à la même période en 2024. Néanmoins, cette contraction a été compensée par une augmentation substantielle des « autres revenus », principalement tirés par l’hospitalité et les licences. L’accord passé avec Williams-Sonoma, maison mère de Pottery Barn, et Hello Kitty pour de nouveaux contrats de licence, ainsi que l’affluence record au nouveau Grand Prix Plaza de Las Vegas, ont particulièrement dynamisé ces secteurs. Ce dernier site, conçu pour générer des revenus tout au long de l’année, démontre son potentiel prometteur.
Dans le même temps, la Formule 1 a sécurisé son avenir sur plusieurs circuits clés en prolongeant ses contrats : le Grand Prix des États-Unis jusqu’en 2034, celui de l’Azerbaïdjan jusqu’en 2030 et le mythique Grand Prix de Monaco jusqu’en 2035. Des renouvellements de droits de diffusion ont également été conclus avec Sky en Nouvelle-Zélande et Coupang Play en Corée du Sud, tandis qu’un nouvel accord majeur a été signé avec Globo au Brésil.
Cette publication financière marque également les premiers résultats du MotoGP sous la propriété de Liberty Media. L’acquisition de cette discipline s’avère différente de celle de la F1 en 2017, comme en témoigne la différence de revenus : 169 millions de dollars pour le MotoGP contre 501 millions de dollars pour la F1 lors de leur première publication sous Liberty Media. Depuis le rachat, le MotoGP a renouvelé ses contrats de course au Japon (jusqu’en 2030) et en Europe (Catalogne, Valence, France, Allemagne et Saint-Marin jusqu’en 2031). Le championnat a aussi étendu son partenariat de diffusion en Afrique avec SuperSport et a signé un nouvel accord de sponsoring avec Repsol pour les catégories Moto2 et Moto3, signalant un potentiel de croissance significatif sous la direction de Liberty.
« Nous approchons de la fin d’une autre saison incroyable, avec ce que la F1 a de meilleur à offrir : des courses palpitantes, une compétition acharnée et près de la moitié des engagés montant sur le podium. La F1 demeure une pierre angulaire culturelle, comme en témoigne le succès mondial au box-office du film F1 et l’engagement croissant sur nos chaînes », a déclaré Stefano Domenicali, président et directeur général de la Formule 1.
Stefano Domenicali, Président et Directeur Général de la Formule 1
« Nous avons conclu plusieurs accords commerciaux ce trimestre et continuons de réussir en accélérant les renouvellements et en signant de nouveaux partenaires à des conditions attractives, notamment notre nouveau partenariat de distribution aux États-Unis avec Apple qui mettra en valeur l’innovation collaborative entre nos marques pour une croissance continue aux États-Unis.
Les récents renouvellements de courses et les premières extensions sur des marchés clés, notamment Austin, l’Azerbaïdjan et Monaco, démontrent également la valeur que la F1 apporte aux villes dans lesquelles nous courons. Nous sommes confiants dans le prochain chapitre de croissance de la F1. »
Stefano Domenicali, Président et Directeur Général de la Formule 1