Publié le 03/11/2025 13:34:00. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a fermement exclu la présence de troupes turques à Gaza, réfutant ainsi des informations suggérant l’imminence d’un accord pour le déploiement de forces d’Ankara dans le territoire palestinien. Cette déclaration intervient alors que le président turc Recep Tayyip Erdoğan a critiqué le bilan d’Israël en matière de respect des accords et d’acheminement de l’aide humanitaire.
- Benjamin Netanyahu a affirmé qu’aucune force turque ne sera déployée dans la bande de Gaza.
- Ces propos font suite à des articles de presse indiquant que des négociations étaient en cours pour l’envoi de troupes turques dans le cadre d’une force internationale.
- Le président turc Erdoğan a critiqué la posture d’Israël, la jugeant peu respectueuse des accords et de l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza.
La déclaration du Premier ministre Netanyahu survient peu après la publication d’un article dans un journal turc proche du gouvernement, qui faisait état de négociations avancées pour l’intégration de forces turques au sein d’une force internationale destinée à être déployée à Gaza. Selon des sources sécuritaires citées par le quotidien, la Turquie souhaitait, à l’instar de son action passée au Liban, être présente à Gaza avec des éléments capables de contribuer aux efforts de sécurité ou des soldats en qualité d’observateurs. Le journal avait également ajouté que la Turquie pourrait envoyer des troupes pour assurer la sécurité de sa propre délégation. Les mêmes sources avaient évoqué la formation d’une force multinationale, avec des responsabilités sécuritaires confiées à des pays tels que l’Égypte, le Pakistan et l’Azerbaïdjan, tandis que la Turquie n’enverrait que quelques officiers de haut rang en tant qu’observateurs.
Cette prise de position israélienne s’inscrit dans un contexte de méfiance de la part de Jérusalem vis-à-vis du rôle d’Ankara dans la région. La Turquie multiplie les contacts diplomatiques et cherche à influencer la position américaine, notamment en raison de ses liens avec la direction du mouvement Hamas. Des responsables israéliens ont maintes fois exprimé leur refus de voir la Turquie participer à une force internationale dont le mandat serait d’assurer la stabilité dans la bande de Gaza lors du retrait progressif de l’armée israélienne. Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a d’ailleurs souligné que seuls les pays considérés comme « neutres » par Israël pourraient faire partie de cette force. Il a ajouté que « la Turquie, malheureusement, sous la direction d’Erdoğan, a adopté une approche hostile envers Israël, qui ne se limite pas à des déclarations mais comprend également des mesures diplomatiques et économiques à son encontre ».
Dans des déclarations antérieures, le président turc Recep Tayyip Erdoğan avait affirmé que le Hamas « semble déterminé à respecter l’accord », tout en déplorant un « très mauvais » bilan d’Israël en la matière. Il avait également souligné la nécessité d’acheminer davantage d’aide humanitaire à Gaza et d’entamer les efforts de reconstruction, accusant le gouvernement israélien de tout faire pour y faire obstacle.