L’ambition de Lollywood s’est heurtée à une réalité brutale le 8 mai dernier. Le film Mera Lyari, présenté comme la réponse pakistanaise au blockbuster indien Dhurandhar, a enregistré un score catastrophique avec seulement 22 billets vendus sur l’ensemble du territoire national lors de sa journée d’ouverture.
Le constat est sans appel : dans les grandes métropoles comme Karachi, Lahore et Islamabad, les salles sont restées désertées. L’absence totale de spectateurs a même conduit à l’annulation de certaines projections. Ce fiasco contraste violemment avec le succès de Dhurandhar, porté par Ranveer Singh, qui a réussi à remplir les cinémas.
Pourtant, avant sa sortie, l’attente autour de Mera Lyari était immense. Le film, dont l’intrigue se déroule dans les quartiers populaires de Lyari à Karachi, promettait un récit mêlant crime, rédemption et action intense. Les médias locaux et les réseaux sociaux avaient instauré un véritable duel entre la production de Lollywood et la superproduction de Bollywood, certains affirmant que le film prouverait la capacité du cinéma pakistanais à rivaliser avec les plus grands standards indiens.
Plusieurs facteurs expliquent cet effondrement commercial :
- Une communication disproportionnée : En positionnant le film comme le concurrent direct d’un hit international, les promoteurs ont créé des attentes irréalistes que ni la mise en scène ni l’action n’ont su combler.
- Un marketing défaillant : Après un bruit initial important, la campagne de promotion s’est brusquement essoufflée, laissant une partie du public dans l’ignorance de la sortie effective du film.
- Un calendrier défavorable : Le mois de mai, déjà saturé de sorties locales et internationales, a rendu la compétition encore plus rude pour un film ne bénéficiant ni de critiques élogieuses ni d’un engouement durable.
Sur X et Instagram, le chiffre symbolique des 22 billets est devenu l’objet de nombreuses moqueries. Les internautes, qui s’enthousiasmaient quelques jours plus tôt pour l’affrontement Mera Lyari vs Dhurandhar, qualifient désormais l’œuvre de « flop de la décennie ».
À ce stade, l’équipe de production du film n’a fait aucune déclaration officielle pour réagir à ce désastre financier.