Home Divertissement Styx: Blades Of Greed review – Thief: The Dark Project meets Dishonored

Styx: Blades Of Greed review – Thief: The Dark Project meets Dishonored

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Les amateurs de jeux d’infiltration et d’immersion ont de quoi se réjouir avec Styx: Blades of Greed, un nouveau titre qui se mesure avec succès aux références du genre, comme Thief: The Dark Project ou les créations d’Arkane Studios.

L’acquisition d’Arkane Studios par Microsoft avait suscité des inquiétudes chez les fans, craignant la perte d’une approche unique en matière de conception de jeux – ce que l’on appelle parfois les « immersive sims ». L’échec de Redfall et la fermeture subséquente du studio d’Austin n’ont fait qu’amplifier ces craintes. Styx: Blades of Greed, bien que développé par Cyanide Studio, offre une expérience qui rappelle l’esprit de ces jeux, en particulier en termes de liberté d’action et d’approche des objectifs.

Le joueur incarne Styx, un gobelin voleur cynique et attachant, introduit dans les précédents opus, Styx: Master of Shadows (2014) et Shards of Darkness. L’univers du jeu est un mélange de médiéval fantastique et de steampunk. Même si le jeu suppose une certaine connaissance des précédents titres, la personnalité haut en couleur de Styx et ses motivations se révèlent rapidement, révélant un personnage au cœur tendre malgré ses activités illégales.

Le gameplay met l’accent sur la discrétion. L’affrontement direct est délibérément maladroit et peu gratifiant, encourageant le joueur à utiliser les toits, les passages étroits et les ombres pour se déplacer dans des environnements complexes et verticaux. L’élimination des gardes peut se faire silencieusement, après quelques secondes de lutte, ou plus rapidement, mais au risque d’alerter les environs. Au fur et à mesure de la progression, le joueur débloque des compétences telles que l’invisibilité temporaire, des pièges, des leurres et même de l’acide pour se débarrasser des corps, ajoutant une dimension stratégique à l’infiltration.

Le jeu propose un monde ouvert divisé en plusieurs zones accessibles via un dirigeable. Les niveaux sont vastes et nécessitent l’utilisation d’un grappin et d’un planeur pour se déplacer efficacement. Cependant, certaines zones naturelles, peuplées de cafards sensibles au bruit, sont moins convaincantes que les environnements urbains.

Bien que le jeu soit globalement bien conçu, il souffre de quelques imperfections. Le système de contrôle peut parfois être imprécis, entraînant des chutes ou des alertes inutiles. Les développeurs encouragent d’ailleurs l’utilisation fréquente de la sauvegarde rapide (accessible via le bouton L3) pour pallier ces problèmes. L’expression des personnages, hormis celle de Styx, est parfois un peu fade, et quelques bugs graphiques peuvent apparaître, notamment dans les cinématiques.

Au-delà de l’histoire principale, le joueur peut explorer le monde à la recherche de quartz magiques pour améliorer les pouvoirs de Styx, accomplir des missions secondaires et interagir avec d’autres hors-la-loi à bord du dirigeable. Cette liberté d’action et l’ampleur des environnements font que l’intrigue passe souvent au second plan, au profit de l’action d’infiltration et du vol.

Styx: Blades of Greed est une excellente option pour les fans de Dishonored et des jeux d’infiltration qui offrent une grande liberté d’action. Malgré un budget plus modeste qu’Arkane Studios, le jeu parvient à se démarquer grâce à son héros attachant, ses compétences évolutives et ses niveaux sandbox qui récompensent l’expérimentation.

En bref : Les niveaux vertigineux et ouverts offrent un excellent terrain de jeu pour l’infiltration et le vol, faisant de Styx: Blades of Greed une nouvelle entrée réussie dans une série qui s’impose de plus en plus comme le successeur spirituel de Thief: The Dark Project.

Points forts :

  • Des cartes conçues pour une expérimentation ludique avec les compétences de Styx, notamment le grappin et le planeur.
  • De vastes zones à plusieurs niveaux à explorer et un anti-héros roublard attachant.

Points faibles :

  • Les cartes de la nature sauvage sont moins intéressantes que celles des villes.
  • Une quantité non négligeable de défauts techniques liés au budget.

Note : 7/10

Formats : PlayStation 5 (testé), Xbox Series X/S et PC
Prix : 44,99 £ (environ 52 €)
Éditeur : Nacon
Développeur : Cyanide Studio
Date de sortie : 19 février 2026
Classification d’âge : 16+

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