Le centre historique de Rome se transforme pour s’adapter au flux incessant de visiteurs. À travers son regard, le photographe Lorenzo Grifantini documente la réorganisation progressive de la capitale italienne face aux attentes et à la pression touristique.
L’exemple le plus frappant se situe aux abords de la fontaine de Trevi. Dès le milieu de la matinée, la circulation y devient complexe : les flux de visiteurs sont redirigés par le personnel de sécurité via des barrières temporaires installées autour du monument, tandis que les groupes de touristes s’agglutinent sous des ombrelles.
Cette mutation urbaine se manifeste également par l’omniprésence de commerces de proximité spécialisés. Sous la chaleur estivale, des kiosques à souvenirs proposent une variété d’articles, allant des chapeaux de gladiateurs en plastique et des magnets aux chapelets et bouteilles d’eau.
Le travail de Lorenzo Grifantini souligne comment l’espace public, autrefois dédié à la vie citadine, se restructure désormais autour de la gestion des visiteurs, transformant le cœur de Rome en un lieu de circulation et d’attente permanente.