Publié le 29 octobre 2025. Le président américain Donald Trump a réitéré sa volonté de rencontrer le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, lors d’un sommet bilatéral en Corée du Sud. Malgré les récentes provocations de Pyongyang, Washington maintient une approche axée sur le dialogue et la patience.
- Donald Trump a exprimé sa confiance quant à l’obtention de « bons résultats » avec la Corée du Nord, soulignant sa bonne connaissance de Kim Jong-un.
- Le président sud-coréen Lee Jae-myung a salué l’initiative de rencontre comme un geste apportant « une chaleur de paix » à la péninsule.
- Pyongyang a de son côté maintenu une posture prudente, tout en exprimant des critiques envers la politique américaine.
Lors du sommet Corée-États-Unis qui s’est tenu au Musée national de Gyeongju, le président américain Donald Trump a indiqué le 29 octobre 2025 qu’il connaissait « bien » son homologue nord-coréen Kim Jong-un. Il s’est montré optimiste quant à l’issue des discussions, déclarant : « il faudra de la patience, mais je pense qu’il y aura de bons résultats. »
Soulignant que la péninsule coréenne restait « officiellement en guerre », M. Trump a affirmé sa détermination à trouver des solutions. Il a également mentionné la rencontre à venir avec le président chinois Xi Jinping, qualifiant cet événement d' »attendu dans le monde entier ». Le président américain a insisté sur les efforts déployés pour améliorer les relations avec le dirigeant nord-coréen, se déclarant partisan du « bon sens » comme levier de progrès.
Dans son discours d’ouverture, le président sud-coréen Lee Jae-myung avait auparavant souligné la portée symbolique de la proposition de rencontre de la part de Pyongyang. Même si le dialogue n’a pas abouti aux espérances initiales, le président Lee a estimé que « le fait que le président (Trump) ait demandé une réunion et déclaré qu’il pouvait l’accepter à tout moment est quelque chose qui en soi a créé une chaleur de paix dans la péninsule coréenne ». Il a ajouté que cet échec apparent pouvait servir de « graine et de point de départ qui peut créer une énorme vague sur la péninsule coréenne ».
Le président Trump avait exprimé à plusieurs reprises, au cours de sa visite en Asie, son désir de rencontrer Kim Jong-un. Le 24 octobre 2025, il avait qualifié la Corée du Nord de « puissance nucléaire », et le 27, il avait évoqué la possibilité d’un allègement des sanctions contre Pyongyang. Ces déclarations n’ont cependant pas suscité de réponse officielle de la part de la Corée du Nord.
À l’inverse, le ministère nord-coréen des Affaires étrangères, Choe Son-hui, s’est entretenu le 27 octobre 2025 en Russie avec le président Vladimir Poutine pour discuter du « développement des relations » bilatérales. Le 28, lors d’une conférence à Minsk, en Biélorussie, il a été rapporté que « les fondements de la sécurité internationale ont été endommagés par les actions arbitraires et les deux poids, deux mesures des États-Unis et de leurs partisans ». Le même jour, la Corée du Nord a annoncé avoir procédé au lancement d’un missile de croisière stratégique depuis la mer de l’Ouest.
Malgré ces éléments, Donald Trump est resté imperturbable. Apprenant le tir de missile nord-coréen alors qu’il se trouvait à bord d’un avion privé reliant le Japon à la Corée du Sud, il a minimisé l’événement : « Il (le président Kim) lance des missiles depuis des décennies, n’est-ce pas ? Nous nous comprenons très bien. Je le rencontrerai à un moment donné. »
Cependant, le président Trump a reconnu que le calendrier était « très serré », suggérant qu’une rencontre avec Kim Jong-un n’aurait pas lieu dans l’immédiat durant cette visite. Il a toutefois affirmé : « Nous reviendrons et rencontrerons Kim Jong-un dans un avenir pas trop lointain », laissant la porte ouverte à une prochaine opportunité de dialogue.