Publié le 24 février 2026 14h15. Kim Jong Un a été réélu secrétaire général du Parti des travailleurs de Corée, consolidant ainsi son pouvoir sur le pays et réaffirmant son engagement à améliorer les conditions économiques de la population nord-coréenne.
- Kim Jong Un a été reconduit à son poste de secrétaire général du Parti des travailleurs de Corée lors du congrès tenu à Pyongyang.
- Le dirigeant nord-coréen a promis d’améliorer l’économie et le niveau de vie de la population.
- La sœur de Kim Jong Un, Kim Yo Jong, a été promue à un poste de direction au sein du parti.
La réélection de Kim Jong Un, annoncée par l’agence de presse officielle KCNA, intervient sans surprise dans le cadre d’un système politique où la famille Kim contrôle le régime communiste autoritaire de la Corée du Nord depuis la fin des années 1940. Ce congrès, qui se tient tous les cinq ans, est un événement politique majeur qui permet d’orienter la politique intérieure et étrangère du pays.
Lors de son discours d’ouverture, Kim Jong Un s’est engagé à améliorer l’économie du pays et le niveau de vie de la population, une tâche qu’il a qualifiée d’« historique, lourde et urgente ». Il a également souligné les progrès réalisés par la Corée du Nord en matière de défense et de programme nucléaire, affirmant que le pays avait fait des « puissances nucléaires son noyau ». Depuis sa prise de pouvoir en 2011, après la mort de son père, Kim Jong Un a massivement investi dans le développement de l’arsenal nucléaire nord-coréen, ce qui a attiré l’attention des États-Unis.
Le 9e congrès du Parti du travail de Corée, qui a débuté le 19 février, a également été l’occasion pour la Corée du Nord de dévoiler des informations sur ses capacités de lancement de missiles, notamment des lance-roquettes capables de transporter des charges nucléaires. Environ 5 000 membres du parti ont participé à ce congrès, dont la structure du pouvoir reste opaque pour les observateurs étrangers.
L’intérêt des médias internationaux s’est également porté sur la possible apparition de la fille de Kim Jong Un, âgée de 13 ans, lors du congrès. Les services de renseignement sud-coréens avaient précédemment rapporté que Kim Jong Un envisageait de désigner sa fille, Kim Ju Ae, comme son successeur. De son côté, la Chine a salué le retour au pouvoir de Kim Jong Un.
Parallèlement à la réélection de Kim Jong Un, sa sœur, Kim Yo Jong, a été nommée directrice d’un département non spécifié au sein du parti, renforçant ainsi l’emprise de la famille Kim sur le pouvoir en Corée du Nord.