Publié le 06 octobre 2025. L’Australie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée ont scellé un accord de défense historique, le traité Pukpuk, qui les engage à se porter mutuellement assistance en cas d’attaque. Ce pacte bilatéral, signé à Canberra, renforce la coopération sécuritaire entre les deux nations voisines.
- Accord de défense Pukpuk signé entre l’Australie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée.
- Le traité prévoit une assistance mutuelle en cas d’agression contre l’une des parties.
- Les dirigeants insistent sur la nature géographique et historique de cet engagement, non lié aux tensions géopolitiques régionales.
Le Premier ministre papouan James Marape et son homologue australien Anthony Albanese ont officialisé cet accord lors d’une cérémonie à Canberra. Bien que certains aient évoqué l’influence de la rivalité sino-américaine dans la région Asie-Pacifique, James Marape a réfuté cette interprétation. « Ce traité est fondé sur notre géographie, notre histoire et la réalité pérenne de notre environnement », a-t-il déclaré, comparant cet accord à « une clôture plus grande qui sécurise deux maisons partageant la même cour ».
Anthony Albanese a souligné l’importance de cette « interopérabilité » entre les forces de défense des deux pays. L’accord stipule qu’une attaque armée contre l’une des parties sera considérée comme une menace pour la paix et la sécurité de l’autre, ainsi que pour la stabilité régionale dans le Pacifique. Les deux nations s’engagent alors à agir conjointement pour faire face à ce danger, conformément à leurs processus constitutionnels respectifs. Cet accord offre également aux deux pays des droits similaires à ceux des membres actuels du réseau de renseignement Five Eyes (Australie, Canada, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni, États-Unis).
Cette signature intervient quelques semaines après la célébration des 50 ans d’indépendance de la Papouasie-Nouvelle-Guinée vis-à-vis de l’Australie. L’Australie a récemment multiplié les accords de défense avec d’autres nations du Pacifique, telles que les Fidji et Tuvalu, témoignant de sa volonté de renforcer sa présence sécuritaire dans la région. L’accord Pukpuk devrait également faciliter l’intégration de 10 000 citoyens papouans au sein des Forces de défense australiennes, dans le cadre d’un effort plus large visant à renforcer les capacités de défense de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, qui ambitionne de constituer une armée de 7 000 soldats.