Publié le 2025-11-06 16:07:00. Une alerte climatique émise par l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) révèle que les huit premiers mois de 2025 se situent à 1,42°C au-dessus des températures préindustrielles, plaçant cette année en lice pour devenir la deuxième ou troisième plus chaude jamais enregistrée. Cette tendance s’inscrit dans une série alarmante d’années exceptionnellement chaudes, soulignant l’urgence d’agir malgré les défis.
- Les huit premiers mois de 2025 ont affiché une moyenne de température mondiale 1,42°C supérieure aux niveaux préindustriels.
- 2025 se profile comme la deuxième ou troisième année la plus chaude, derrière 2024 qui a déjà battu tous les records.
- Les onze dernières années constituent la période de onze ans la plus chaude jamais enregistrée depuis le début des mesures.
Ce constat, présenté par l’OMM comme une base pour les discussions de la COP30 à Belém, au Brésil, prolonge une succession d’années aux températures anormalement élevées. Si une légère baisse a été observée par rapport à l’année précédente, c’est en partie dû à la fin du phénomène El Niño, qui avait accentué le réchauffement en 2023 et 2024. Néanmoins, les 26 mois consécutifs, de juin 2023 à août 2025 (à l’exception de février 2025), ont tous connu des records de chaleur mensuelle.
Les données préliminaires mettent en lumière une augmentation préoccupante de la chaleur des océans, dépassant les records de l’année précédente. Cette élévation a des répercussions dévastatrices sur les écosystèmes marins et la biodiversité, tout en réduisant leur capacité à absorber le dioxyde de carbone. Les conséquences incluent également une intensification des tempêtes, une fonte accélérée de la glace de mer et une élévation du niveau des océans.
« Cette série de températures élevées sans précédent, combinée à l’augmentation record des niveaux de gaz à effet de serre de l’année dernière, montre qu’il sera pratiquement impossible de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré dans les années à venir sans dépasser temporairement cet objectif. »
Celeste Saulo, Secrétaire générale de l’OMM
Malgré ce tableau sombre, Celeste Saulo, Secrétaire générale de l’OMM, insiste sur le fait que la science demeure claire : il est encore possible et primordial de ramener la température globale à un niveau de 1,5°C d’ici la fin du siècle.
L’année 2025 a été jalonnée d’événements météorologiques extrêmes aux conséquences désastreuses : inondations massives en Afrique et en Asie, incendies de forêt ravageurs en Europe et en Amérique du Nord, vagues de chaleur intenses à l’échelle mondiale et cyclones tropicaux meurtriers. Ces catastrophes ont engendré des pertes économiques et sociales considérables, compromettant ainsi le développement durable et le progrès économique.
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